Gwenaëlle Grovonius

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IMG 8053Question d'actualité du 18 janvier 2018

Gwenaëlle Grovonius : Monsieur le Ministre, les débats sur votre budget ont été cinglants : ce n’est plus un gel des moyens de la Coopération auquel on assite mais à un hiver nucléaire sous ce gouvernement, bien loin de notre engagement à atteindre les 0,7%. Votre budget 2015 n’atteignait déjà que 0,42%.

L’aide a depuis encore largement diminué en 2016 et 2017. 2018 n’échappera pas à cette diminution et ce malgré l’intégration artificielle des frais d’accueil des demandeurs d’asile dans votre budget.

Ce gouvernement n’arrête pas – certes à raison – de venter les bienfaits d’une « approche globale », cependant sans budget pour la Coopération au développement, il s’agit d’une promesse dans le vide. Pire : d’un slogan sans contenu qui nous décrédibilise à l’échelle internationale.

Un slogan tellement dépourvu de contenu qu’aujourd’hui 111 personnalités de la société civile belge appellent le gouvernement à stopper les coupes budgétaires.

Ces 111 personnalités ne vous demandent pas d’accroitre l’aide au numérique – votre obsession – dans les pays les plus fragiles mais bien de poursuivre une véritable politique de développement. Or sans budget, ces objectifs et la politique de « résultats » que vous affectionnez tant, resteront des vœux pieux.

  • En 2018, suite aux coupes et aux gels décidés par ce gouvernement, à combien de pourcentages du PIB consacrés à l’APD notre pays se situera-t-il ?
  • Qu’en sera-t-il jusqu’à la fin de la législature en matière d’aide gouvernementale et non gouvernementale ? Quelle concertation avec les ACNG ?
  • Dans « Le Soir » vous indiquez qu’avant vous on menait une politique digne des années 70 en la matière et qu’il faut une « coopération efficace ». Comment allez-vous donc faire face aux défis du 21ème siècle comme le réchauffement climatique, la reconstruction post conflit, la sécurité alimentaire ou les droits sexuels et reproductifs sans moyens publics dans des contextes aussi risqués désintéressant le privé ?

QA JérusalemVoici la question et la réponse du Premier Ministre quant à la décision de Trump de déplacer l'Ambassade des USA à Jérusalem :

"La décision unilatérale et illégale en droit international prise hier par le président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël anéantit la potentielle solution à deux États et fait planer sur la région la menace d'un chaos sans précédent.

La Belgique se réjouit de l'unité de l'OTAN et se dit amère suite à cette décision. Face à la colonisation croissante, à une oppression du peuple palestinien et à l'impunité du gouvernement israélien, notre pays et l'UE doivent réagir fortement pour éviter la montée de la violence dont les civils seraient les premières victimes.

Condamnerez-vous publiquement la décision du Président Trump? Rencontrerez-vous l'ambassadeur des États-Unis? Reconnaîtrez-vous enfin l'État de Palestine? Appliquerez-vous strictement les guidelines européennes sur l'étiquetage en Belgique? Quelle sera la position belge lors de la rencontre de lundi avec M. Netanyahou?

J'attends de la Belgique une attitude ferme, dans le respect du droit international."

Charles Michel, Premier Ministre

"Je veux être très clair: la déclaration du président Trump à propos du transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem n'est pas conforme au droit international et menace le processus de paix. Nous condamnons cette déclaration inacceptable qui ne fait que jeter de l'huile sur le feu.

Notre ambassade restera bien entendu à Tel Aviv et nous nous mobiliserons sur les plans politique et diplomatique. L'Union européenne devrait se montrer plus déterminée et se mobiliser en faveur du processus de paix. En effet, elle est le premier partenaire économique et commercial d'Israël et le principal partenaire pour les projets de développement en Palestine.

Justices de PaixLe projet de loi du ministre de la justice Koen Geens (CD&V) relatif à la réforme des cantons judiciaires poursuit son cheminement parlementaire. En Commission Justice, le Groupe socialiste s’oppose activement à ce nouveau plan de restructuration des Justices de Paix, notamment par la voix de la Députée Ozlem Ozen. La politique du Gouvernement consiste essentiellement à faire des économies budgétaires - « Silence, on ferme ! » - ce qui aura pour effet d’éloigner la justice du citoyen.

La Justice de Paix, c’est la justice de première ligne, la voie de la conciliation et du dialogue. C’est la proximité au vu des litiges qu’elle est amenée à traiter : conflits de voisinage, tensions intrafamiliales, pensions alimentaires, surendettement, …

Avec son plan de réforme, le Gouvernement met en place une justice « low cost » et moins accessible pour le citoyen.

Pour la Province de Namur, Jean-Marc Delizée et moi-même suivons le dossier avec beaucoup d’attention. Ainsi, en perspective de la seconde lecture du texte (demandée par le Groupe PS), des amendements « namurois » seront déposés, avec d’autres, pour proposer des alternatives à la centralisation.

Cette réforme a pour conséquence la suppression de 7 sièges de Justices de Paix en Province de Namur : Éghezée, Beauraing, Gedinne, Rochefort, Walcourt, Florennes et Couvin.

Selon le projet de Koen Geens, les Justices de Paix de Florennes, Walcourt et Couvin seront rattachées au Canton judiciaire de Philippeville. Celui-ci deviendra un méga territoire couvrant la population des 7 communes de Philippeville et de 2 communes dinantaises : Hastière et Onhaye. Soit une superficie de 1000 km2 ! À titre exemplatif, un citoyen de Gedinne devra à l’avenir parcourir 40 km pour rejoindre la Justice de Paix de Dinant. À noter toutefois que Couvin fermera ses portes dans 2 ou 3 ans lorsque le futur bâtiment fédéral sera construit à Philippeville.

Enfin, interrogé sur l’éloignement des Justices de Paix pour les citoyens, le ministre de la Justice a insisté sur son concept de « justice sous l’arbre ». Lorsque les Justices de Paix auront déserté les campagnes, il appartiendra aux pouvoirs locaux de solliciter le SPF Justice pour mettre en place cette « justice sous l’arbre ». En bref, les communes assumeront, une fois de plus, des charges relatives à des compétences fédérales.

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