Gwenaëlle Grovonius

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Suite à la mission menée en Palestine en juin dernier, j'ai rédigé une proposition de résolution concernant les détentions administratives de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes

Itiraf Remawi

Itiraf Remawi est le directeur du Bisan Centre for Research and Development, partenaire palestinien de l’ONG belge “Solidarité Socialiste”. 

Dans la nuit du 15 septembre 2014, il a été arrêté par l'armée israélienne devant sa femme et ses enfants. Le 26 octobre 2014, soit plus d'un mois plus tard, son audition a pris place devant la cour militaire d’Israël. Cependant, tout le monde — à l’exception du juge et du procureur — a dû attendre en dehors de la salle d’audience, le temps que les “informations secrètes” justifiant la mise en détention soient présentées devant la cour. Ni le prisonnier, ni son avocat n’ont eu accès à ces informations, se retrouvant ainsi dans l’impossibilité de contester efficacement l’ordonnance de détention.

Depuis lors, Itiraf est toujours en prison. Sa détention administrative vient même, à nouveau, d'être prolongée de 4 mois.

Rencontre avec son épouse

Lors de ma mission en Palestine en juin dernier, j'ai rencontré l'épouse d'Itiraf. En un an, celle-ci n’a pu lui rendre visite qu’une seule fois pendant 45 minutes et ce plus de huit mois après son arrestation. 

Ce cas n'est pas isolé

L’histoire d’Itiraf Remawi concerne actuellement 454 Palestiniens qui sont emprisonnés sous ce statut, dont neuf parlementaires. Depuis des dizaines d’années, des milliers de Palestiniens ont été emprisonnés en tant que “détenus administratifs” sans qu’aucun d’entre eux ne soit informé de la raison de son emprisonnement. L’État israélien se sert, en effet, de la détention administrative comme une véritable politique depuis 1948. Elle vise à briser, par la peur et la menace, la volonté de résistance des Palestiniens et de leurs dirigeants, tel Marwan Barghouthi. Entre 2004 et 2015, 5.850 ordonnances de détention administrative ont ainsi été rendues par Israël. 

La détention administrative, c'est quoi ?

C'est une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une durée de six mois maximum, renouvelable de manière indéfinie, sans inculpation ni procès. Le détenu administratif est emprisonné le plus souvent sur la base d’informations considérées comme “secrètes” par l’armée et qui ne sont pas accessibles ni au détenu ni à son avocat. 

Mon action 

Depuis un an, j'interviens régulièrement au Parlement pour interroger notre ministre des Affaires étrangères sur la situation d'Itiraf Remawi. 

Il me semblait indispensable d'aller plus loin et de tenter d'obtenir de la part du Gouvernement belge une condamnation ferme de tels agissements. C'est la raison pour laquelle j'ai écrit cette résolution. 

Je suis signatrice de plusieurs propositions de résolution relatives aux différents accords "commerciaux" actuellement négociés.

Suite du travail ?

Afin d'éclairer l'ensemble des députés sur ces enjeux importants, j'ai également sollicité l'organisation d'auditions au sein de la Commission des Relations extérieures. Ces auditions se sont tenues au cours de ces derniers mois. Elles permettront aux députés de pouvoir examiner utilement les différentes résolutions déposées sur cette matière complexe.  

mardi, 30 septembre 2014 08:57

Proposition de loi sur la neutralité du net

Un internet neutre, c'est quoi ?

Un internet neutre signifie que les fournisseurs d’accès à internet (tels que Belgacom, Voo, Mobistar, Telenet), propriétaires des réseaux sur lesquels transite internet, ne peuvent favoriser (accélé- rer) ou discriminer (ralentir) les données qui y circulent en fonction de leur origine, de leur destination ou de leur contenu. 

C’est grâce à ce principe qu’aujourd’hui un petit blog développé dans le fin fond de la province de Liège est aussi rapidement accessible que le site du Wall Street Journal

Nous voulons inscrire ce principe dans la Constitution et dans la loi afin de préserver internet, car la menace est réelle et a déjà été constatée dans plusieurs pays de l'Union européenne. 

En Allemagne, Deutsche Telekom a décidé que ses propres contenus sur internet seraient accessibles plus rapidement que les contenus offerts à ses concurrents.

En tant que socialiste, je ne peux évidemment accepter cette situation génératrice d'inégalités entre les citoyens.   

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