Gwenaëlle Grovonius

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CPTanweerCe 25 octobre, Wael Faqih, militant pacifiste, père de 5 enfants, et responsable de l’organisation « Tanweer » à Naplouse, organisation de jeunesse soutenue par Solidarité Socialiste depuis 5 ans en Palestine, a été arrêté par les autorités militaires israéliennes au checkpoint d’Atara, en Cisjordanie Occupée.  J'ai eu l'occasion, de le rencontrer lors d'une mission organisée par Solidarité Socialiste.

M. Faqiq est un leader communautaire et un pacifiste qui s’est toujours battu contre l’occupation israélienne, tout en s’engageant fermement pour une coexistence pacifique entre communautés en Israël-Palestine. Le 9 juin, il avait par ailleurs participé à l’organisation de rencontres pour une délégation de parlementaires et militants associatifs belges qui participaient à une mission d’observation civile coordonnée par Solidarité Socialiste dans la région. 

Le 8 octobre, Wael Faqih avait déjà été blessé lors d’une manifestation pacifique au checkpoint de Huwara et désormais, il se trouve en détention administrative, une procédure qui permet à l’armée israélienne, en l’absence de charges et de procès, de garder des prisonniers en captivité de manière arbitraire pour une période qui peut être indéfiniment renouvelée. Il sera jugé par une cour martiale le 29 octobre, en son absence et celle de son avocat, qui ne peut avoir accès à son dossier. A ses côtés, se trouvent également 6 jeunes militants arrêtés aux cours des dernières semaines : Mohamad Eshtayeh, Fadel Alemasri, Abd AlrOhman Qadoora, Jihad Alhindi, Majed Daghlas, Raouf Hiwari, tous âgés de 21 à 23 ans et membres de la même organisation, « Tanweer ». 

Solidarité Socialiste appelle le gouvernement belge à exiger la libération de M. Faqih et des autres jeunes militants de l’organisation « Tanweer », à ce que le gouvernement israélien cesse la pratique des détentions administratives, et réforme en profondeur son système judiciaire, en garantissant le droit fondamental des Palestiniens à bénéficier d’un procès équitable.

J'ai, à ce propos, déposé une proposition de résolution visant à condamner les détentions arbitraires et le procédé de détention administrative des palestiniens en Israël.

 

 

Publié dans Presse

Suite à la mission menée en Palestine en juin dernier, j'ai rédigé une proposition de résolution concernant les détentions administratives de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes

Itiraf Remawi

Itiraf Remawi est le directeur du Bisan Centre for Research and Development, partenaire palestinien de l’ONG belge “Solidarité Socialiste”. 

Dans la nuit du 15 septembre 2014, il a été arrêté par l'armée israélienne devant sa femme et ses enfants. Le 26 octobre 2014, soit plus d'un mois plus tard, son audition a pris place devant la cour militaire d’Israël. Cependant, tout le monde — à l’exception du juge et du procureur — a dû attendre en dehors de la salle d’audience, le temps que les “informations secrètes” justifiant la mise en détention soient présentées devant la cour. Ni le prisonnier, ni son avocat n’ont eu accès à ces informations, se retrouvant ainsi dans l’impossibilité de contester efficacement l’ordonnance de détention.

Depuis lors, Itiraf est toujours en prison. Sa détention administrative vient même, à nouveau, d'être prolongée de 4 mois.

Rencontre avec son épouse

Lors de ma mission en Palestine en juin dernier, j'ai rencontré l'épouse d'Itiraf. En un an, celle-ci n’a pu lui rendre visite qu’une seule fois pendant 45 minutes et ce plus de huit mois après son arrestation. 

Ce cas n'est pas isolé

L’histoire d’Itiraf Remawi concerne actuellement 454 Palestiniens qui sont emprisonnés sous ce statut, dont neuf parlementaires. Depuis des dizaines d’années, des milliers de Palestiniens ont été emprisonnés en tant que “détenus administratifs” sans qu’aucun d’entre eux ne soit informé de la raison de son emprisonnement. L’État israélien se sert, en effet, de la détention administrative comme une véritable politique depuis 1948. Elle vise à briser, par la peur et la menace, la volonté de résistance des Palestiniens et de leurs dirigeants, tel Marwan Barghouthi. Entre 2004 et 2015, 5.850 ordonnances de détention administrative ont ainsi été rendues par Israël. 

La détention administrative, c'est quoi ?

C'est une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une durée de six mois maximum, renouvelable de manière indéfinie, sans inculpation ni procès. Le détenu administratif est emprisonné le plus souvent sur la base d’informations considérées comme “secrètes” par l’armée et qui ne sont pas accessibles ni au détenu ni à son avocat. 

Mon action 

Depuis un an, j'interviens régulièrement au Parlement pour interroger notre ministre des Affaires étrangères sur la situation d'Itiraf Remawi. 

Il me semblait indispensable d'aller plus loin et de tenter d'obtenir de la part du Gouvernement belge une condamnation ferme de tels agissements. C'est la raison pour laquelle j'ai écrit cette résolution. 

Publié dans Lois / Résolutions

14J'ai organisé, en tant que Présidente de la section bilatérale Belgique-Palestine de l’UIP, une conférence sur la question des parlementaires emprisonnés et du cas spécifique de la Palestine.

Madame Gaelle Laroque, chargée de programme du comité des  Droits de l’Homme des parlementaires, de l’UIP Internationale a introduit le sujet. Puis nous avons reçu des invités palestiniens, M. Issa Qaraqeh, Président du comité national palestinien pour les prisonniers et M. Azzam Al Ahmad, Député, chef du groupe du Fatah au sein du Conseil législatif et membre du Comité central du mouvement.

Suite à cette conférence j'ai déposé une proposition de résolution sur les détentions administratives dans les prisons israéliennes.

Voir la proposition de résolution

Publié dans UIP Palestine

Mission PalestineQuand ?

Du 4 au 11 juin 2015

Qui ?

Sous l'égide de l'ONG Solidarité Socialiste, le groupe était composé de représentants du Mouvement des Jeunes Socialistes, des Femmes Prévoyantes Socialistes et de parlementaires socialistes (Stéphane Crusnière et moi-même). 

Thèmes et constats ?

Cette mission nous a permis de constater l’ampleur des dégâts causés par l’occupation israélienne et les nombreux cas de violations flagrantes du droit international humanitaire et des droits humains. 

Nous avons constater l’expansion alarmante des colonies israéliennes, ce qui hypothèque dangereusement la viabilité de l’Etat de Palestine et rappelle la nécessité d’interdire les produits des colonies sur le marché européen.

Nous avons rencontré l’épouse d’Itiraf Rimawi qui a été arrêté le 15 septembre dernier en Cisjordanie occupée et qui est incarcéré depuis lors sans aucune justification légale. Itiraf Rimawi est le directeur de Bisan Center, une organisation partenaire de Solidarité Socialiste qui bénéficie de l’appui de la coopération belge au développement. 

A l’instar des 400 autres prisonniers actuellement en détention administrative, M. Rimawi a été arrêté sur base d’informations considérées comme « secrètes » et inaccessibles à son avocat, ce qui l’empêche donc de contester efficacement son incarcération. 

Suivi parlementaire

J'ai déjà interpellé le Ministre des Affaires Etrangères à diverses reprises pour intervenir auprès des autorités israéliennes. 
Je me suis engagée à introduire une demande formelle auprès des autorités belges compétentes pour intervenir auprès des autorités israéliennes afin qu’elles libèrent Monsieur Rimawi et qu’elles fassent pression sur la question des emprisonnements administratifs et arbitraires des Palestiniens en général.

Publié dans Missions

Je suis l'auteure de la proposition de résolution relative à la reconnaissance formelle par la Belgique de l'Etat de Palestine

Objectif ? 

Demander au Gouvernement belge de reconnaitre formellement et inconditionnellement l'Etat de Palestine sans attendre. En effet, je suis convaincue que cette reconnaissance pourra contribuer à une solution fondée sur la coexistence de deux États démocratiques et indépendants, ayant le droit de vivre en paix et en sécurité avec des frontières mutuellement reconnues, acceptées et respectées. 

Quelles suites ?

Ma proposition a été rejetée par la majorité. Celle-ci a préféré adopté une autre résolution nettement moins engageante puisqu'elle pose une série de conditions irréalistes à cette reconnaissance. 

A ce jour, d'ailleurs, aucun acte formel n'a été posé par notre Gouvernement belge en ce sens. Ce qui démontre, si besoin en était, que cette résolution était une simple manoeuvre de diversion.  

Publié dans Lois / Résolutions
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