Gwenaëlle Grovonius

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Le projet de loi de Koen Geens proposant d’améliorer la lutte contre le trafic illicite d’œuvres d’art passait au vote en plénière ce jeudi. Dans le même temps, son collègue Jan Jambon a décidé de supprimer la cellule « Kunst & Antiek » de la police judiciaire chargée de lutter contre ce trafic… Où est la logique de ce gouvernement ?

J'ai souligné toute l’incohérence de la décision prise par le Ministre de l’Intérieur : « pourquoi supprimer ce service essentiel pour la lutte contre le trafic d’œuvres d’art alors que notre pays, au carrefour de l’Europe, est considéré comme une des plaques tournantes de ces activités criminelles ? Un trafic qui représente une source importante de revenus pour le financement d’organisations terroristes telles que Daesh : selon un rapport de l’UNESCO de 2011, le trafic d’œuvres d’art représente entre 3 et 6 milliards d’euros par an et est devenu, selon l’ONU, le troisième trafic en importance après celui des drogues et des armes. »

Le Groupe PS l’a maintes fois rappelé : ce gouvernement doit aussi travailler sur la lutte contre le financement des organisations terroristes. Et cet aspect est totalement délaissé par le gouvernement alors qu’il est tout aussi essentiel dans la lutte contre le terrorisme.

Selon moi, en supprimant la cellule « Kunst & Antiek » de la police judiciaire, le gouvernement Michel va à contre-courant de la politique volontariste menée par nos pays voisins : « la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni ont tous renforcé les moyens humains pour lutter contre le trafic d’œuvres d’art. En supprimant ce point de contact spécialisé, le gouvernement Michel décrédibilise non seulement notre pays sur la scène internationale, mais met aussi la Belgique en difficulté pour répondre aux demandes spécifiques d’Interpol, des douanes étrangères ou d’autres interlocuteurs internationaux ! »

Le Groupe PS appelle le gouvernement à réactiver au plus vite la cellule « Kunst & Antiek » de la police judiciaire et à travailler de manière plus cohérente et plus coordonnée sur la problématique du trafic d’œuvres d’art et plus largement, celle du financement du terrorisme.

Prisonniers palestiniensJ'ai présenté ce mardi en commission des Relations extérieures de la Chambre une proposition de résolution concernant les détentions administratives de civils palestiniens dans les prisons israéliennes.

La détention administrative est une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pendant six mois, renouvelables du jour au lendemain sans inculpation ni procès. Le détenu est souvent emprisonné sur base d’informations « secrètes » et donc inaccessibles à sa défense.

Depuis des dizaines d’années, des milliers de Palestiniens ont donc été emprisonnés sans savoir pour quelles raisons, sans pouvoir se défendre et souvent dans des conditions de détention déplorables. 700 Palestiniens - dont 2 parlementaires - sont actuellement emprisonnés sous ce statut de « détenu administratif ».

« Les autorités israéliennes utilisent la « détention administrative » comme un outil de pression/répression dans les territoires palestiniens occupés. Elle est non seulement contraire à l’État de droit mais représente aussi - en instaurant un régime de peur et de représailles arbitraires - un obstacle majeur à toute perspective de justice et de paix dans la région ».

Ma proposition de résolution presse le Gouvernement de poser un acte diplomatique fort en condamnant fermement le principe de détention administrative telle qu’utilisée aujourd’hui par l’État d’Israël. Cette résolution est dans la ligne de celle du Parlement européen qui, en 2008, avait appelé Israël à mettre fin au recours aux « ordonnances de détention administrative ».

Les deux liaisons "EuroCity" qui relient chaque jour Bruxelles et Bâle depuis 1987, via notamment Namur, Luxembourg, Metz, Strasbourg, Colmar et Mulhouse, cesseront d'être opérées à partir du dimanche 3 avril 2016.

C'est donc officiel, la Ministre Galant que j'interrogeais hier a confirmé cette information.  

Elle l'explique je cite : "... vu les difficultés liées aux travaux sur les lignes 161/162, et la mise en place du nouveau plan de transport, ce train utilise depuis 2014 un sillon qui augmente le nombre d'arrêts et allonge le temps de parcours. Suite à la mise en exploitation ... de la nouvelle ligne à grande vitesse de la SNCF reliant Paris à Strasbourg, le SNCF a eu besoin du sillon utilisé par le train Eurocity Bâle sur le territoire français ..."

Il est donc clair que si les investissements opportuns avaient été consentis sur ces lignes 161 et 162 entre Bruxelles et Luxembourg, nous aurions pu conserver cette liaison importante.

Après la suppression de la liaison Thalys, cette décision porte à nouveau atteinte aux intérêts belges, wallons et au statut international de la gare namuroise !

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