Gwenaëlle Grovonius

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FB APD copieL’OCDE a révélé les montants de l’Aide publique au développement (APD) en 2015. Principal enseignement : l’aide mondiale stagne, mais l’aide belge chute fortement. La principale caractéristique de l’aide européenne en 2015 est qu’une part de plus en plus importante de cette aide provient la comptabilisation de la prise en charge des demandeurs d’asile. Résultat : plusieurs pays européens sont devenus le principal bénéficiaire de leur propre aide !

 Voici ma question au Ministre De Croo à ce sujet : 

Selon l'OCDE, l'aide publique belge au développement (APD) a diminué de 7,8 % en un an alors que cette aide a augmenté de 13 % pour les dix-neuf pays de l'UE membres du CAD. Si l'on considère les montants consacrés au coût des réfugiés dans les pays donateurs, cette baisse est même de 12 %.

Sur quels postes ces économies ont-elles été réalisées?

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Avant la fin de la semaine, le Gouvernement fédéral pourrait sérieusement mettre à mal un beau rêve européen : celui de la taxe sur les transactions financières, appelée aussi Taxe Tobin.  L’Allemagne, l’Italie, la France, soit les plus grandes économies de la zone euro,  ont choisi de faire des concessions pour s’entendre et se donner une chance de combattre les ravages causés par la spéculation financière et boursière.

Mais un pays résiste encore et toujours : la Belgique. Après avoir été un pionnier en 2010, le Gouvernement fédéral n’en finit plus de reporter la mise en application de cette taxe au niveau européen.

La Taxe sur les transactions financières devait entrer en vigueur en 2014. Raté ! Mais promis, on devait se rattraper le 1er janvier 2016. Encore Raté ! Nouvelle échéance le 1er juin 2016. Toujours raté ! Prochain rendez-vous, les 16 et 17 juin lors d’une réunion entre les 10 pays qui négocient cette taxe. Mais la Belgique lance des signaux négatifs depuis plusieurs mois. Un blocage si brutal que certains évoquent même sa sortie des négociations.

De quoi parle-ton ? Plus aucun citoyen ne veut revivre la crise financière de 2008 causée, notamment, par une spéculation sans limite initiée par les banques et les organismes financiers. Cet énorme gâchis a eu pour effet de ramener à l’avant plan l’idée qu’on croyait enterrée d’une taxe sur les transactions financières. 
Son grand intérêt est de freiner la spéculation sur les marchés financiers.  Comment ? En imposant à un très faible taux les transactions financières comme l’achat d’une action en bourse ou d’une obligation. Aujourd'hui, elles ne sont pas taxées à la différence par exemple des livrets d'épargne.
En plus de réguler la finance, cette taxe, qui consisterait à prélever entre 0.1 et 0.01% sur les transactions financières rapporterait 34 milliards € par an aux pays de la zone euro. Ce qui pourrait être affecté à des projets ambitieux au profit de l’économie réelle et ainsi soutenir la croissance et l’emploi. On pourrait aussi en consacrer une partie au soutien de la transition énergétique et au financement du développement.

mardi, 31 mai 2016 14:11

Solidaire avec les cheminots

Le nouveau ministre de la Mobilité, Monsieur François Bellot, a conseillé aux cheminots en grève de se mettre à la place des citoyens. C'est vrai, on pense tous aux navetteurs qui, depuis plusieurs jours, éprouvent des difficultés pour rentrer chez eux, pour se rendre au boulot, à l'école, à l'unif, etc. Une grève sauvage, c'est insupportable. Encore plus, à la veille d'un exam !

Cependant, ce 26 mai, j'ai interpellé Monsieur Bellot en lui demandant de se mettre un instant à la place des cheminots. « Comment réagir quand la direction décide, de manière unilatérale, de supprimer des jours de crédit, des jours de récupération pour des heures supplémentaires non rémunérées ? Lorsqu'ils ont débrayé, pensez-vous vraiment qu'ils n'ont pas réfléchi au fait qu'ils allaient se mettre la planète entière à dos ? Bien sûr que oui ! »

J'ai, par ailleurs, indiqué que le respect de la concertation et du protocole d'accord incombait à toutes les parties, y compris la direction.

Comment expliquer dès lors, qu'HR Rail choisisse ce moment, le moment où tout le monde est en examen pour sortir cette circulaire? J'ai avancé l'hypothèse d'un pari scandaleux : éviter que les cheminots débrayent en choisissant la période des examens pour sortir la circulaire. HR Rail espérait ainsi éviter la casse. Et si, malgré tous les cheminots partaient en grève, ils se mettraient l'ensemble de la population et de l'opinion publique à dos. C'est précisément ce qui s’est passé !

Malheureusement, le mépris total de ce gouvernement envers la concertation et la négociation explique pourquoi aujourd'hui les cheminots sont en grève, pourquoi ils sont à bout. 

Je souhaite que le dialogue puisse reprendre. Pour ce faire, je pense que la meilleure solution est de retirer sans attendre cette circulaire, pour permettre une concertation réelle entre les différents interlocuteurs. J’espère être entendue. 

Voir mon intervention en séance plénière du Parlement fédéral

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