Gwenaëlle Grovonius

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mercredi, 25 novembre 2015 09:39

Visite à l'OCDE

Pourquoi cette mission ?

Après la présentation, à Bruxelles, le 8 septembre 2015, du "Peer Review" de l'OCDE/CAD concernant les politiques de développement de la Belgique, les membres de la Commission des Relations extérieures voulaient approfondir le sujet. Qui sont les experts qui formulent ces rapports, selon quelles méthodologies, comment les indicateurs sont choisis ... 

Plus encore ?

Cette visite de travail est aussi l'occasion de s'arrêter quelques instants sur le contexte international global et sur l'évolution annoncée, et déjà fort avancée, de notre coopération au développement belge. 

Thèmes abordés ...

Notamment les objectifs du développement durable, le financement du développement, la coopération du futur, l'Afrique, la protection sociale, les migrations ...

Voilà qui devrait me donner quelques clés supplémentaires pour appréhender au mieux la vision de notre Gouvernement MR/NVA actuel en matière de relations internationales en général et de coopération au développement en particulier !!

 

ParFedconf INVITATIONfinal NL FR3Voici mon intervention d'ouverture de la Conférence de ce 23 novembre 2015

Avant toute chose j’aimerais remercier chaleureusement les organisateurs de ce séminaire et mon collègue Dirk Van der Maelen avec qui je le parraine.

Le parlement est un forum idéal pour entretenir le débat, le dialogue et tenter de relayer les questions/inquiétudes de la société civile et des citoyens. C’est dans bien dans ce cadre que cette journée prend place. 

Car oui, quoi que certains en disent, le TTIP nous concerne toutes et tous.

« N’ayez pas peur » c’est ainsi que tous les partisans du libre-échange à tous crins répondent lorsque l’on a le malheur de s’interroger, de questionner, d’argumenter.

Depuis plusieurs années, les acronymes d’accords internationaux autour de la libéralisation des échanges commerciaux mondiaux se succèdent à des échelles territoriales et normatives différentes.

Pour moi, d’une manière générale, les  accords commerciaux – qu’ils soient belges ou européens – ne doivent pas conduire à un nivellement par le bas de  nos normes sociales, sanitaires ou environnementales ni ici ni avec nos pays partenaires d’ailleurs. Ces « accords » ne doivent pas non plus menacer nos emplois et nos entreprises sur l’autel d’une croissance prétendue/hypothétique ou d’un libre-échangisme de principe. 

Quand ceux-ci seront conclus, il sera en effet trop tard et je ne pourrai me contenter de « je l’avais dit ». C’est aujourd’hui qu’il faut agir et se montrer constructifs, c'est pourquoi le PS et le SPa se sont également opposés aux différents traités de libre échange, comme ce mois-ci, avec le Panama et la Colombie/Pérou, et ce, malgré les tentatives d'enfumage du Ministre Reynders.

S’interroger au sujet du TTIP, du CETA ou du TiSA ne relève nullement de l’Euroscepticisme ou d’un anti-américanisme primaire. Il s’agit au contraire d’éviter que ce type d’accords de libre-échange détruise nos standards sociaux, sanitaires, environnementaux et économiques qui constituent les fondements de l’Europe telle que je la désire.

Mon Groupe est profondément pro-européen, car oui nous avons besoin de plus d’Europe. Mais nous ne voulons pas de l’Europe qui détruit, de l’Europe qui n’assume pas les conséquences sociales de son jusqu’auboutisme technocratique ou pire de l’Europe qui se montre sourde quand plusieurs millions de citoyens, de tous les Etats-membres, rejettent en masse des mécanismes comme l’ISDS ou que des communes se déclarent « hors TTIP ». Le droit des Etats à légiférer n’est pas négociable et ne peut jamais être remis en cause par une multinationale aussi « importante » soit-elle.

Comment la Commission peut-elle faire la sourde oreille à ces revendications citoyennes et de mandataires communaux, nationaux et européens ?

Comment notre Ministre des Affaires étrangères peut-il nous dire qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir ?

Comment devons-nous trouver un équilibre entre l’importance de soutenir notre économie et nos exportations et préserver nos normes élevées.

C’est autant de questions dont nous devrons débattre aujourd’hui.

Car il ne s’agit pas en catimini, via de tels accords, d’autoriser des pratiques en Europe que les Européens s’interdisent eux-mêmes de pratiquer ou que l’Union – et donc la Belgique – s’embarque dans une aventure perdante en faisant perdre la capacité de nos Etats à légiférer, à protéger les citoyens, et de dire que le système judiciaire européen ne suffirait pas en cas de différends.

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