Gwenaëlle Grovonius

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ParFedconf INVITATIONfinal NL FR3Voici mon intervention d'ouverture de la Conférence de ce 23 novembre 2015

Avant toute chose j’aimerais remercier chaleureusement les organisateurs de ce séminaire et mon collègue Dirk Van der Maelen avec qui je le parraine.

Le parlement est un forum idéal pour entretenir le débat, le dialogue et tenter de relayer les questions/inquiétudes de la société civile et des citoyens. C’est dans bien dans ce cadre que cette journée prend place. 

Car oui, quoi que certains en disent, le TTIP nous concerne toutes et tous.

« N’ayez pas peur » c’est ainsi que tous les partisans du libre-échange à tous crins répondent lorsque l’on a le malheur de s’interroger, de questionner, d’argumenter.

Depuis plusieurs années, les acronymes d’accords internationaux autour de la libéralisation des échanges commerciaux mondiaux se succèdent à des échelles territoriales et normatives différentes.

Pour moi, d’une manière générale, les  accords commerciaux – qu’ils soient belges ou européens – ne doivent pas conduire à un nivellement par le bas de  nos normes sociales, sanitaires ou environnementales ni ici ni avec nos pays partenaires d’ailleurs. Ces « accords » ne doivent pas non plus menacer nos emplois et nos entreprises sur l’autel d’une croissance prétendue/hypothétique ou d’un libre-échangisme de principe. 

Quand ceux-ci seront conclus, il sera en effet trop tard et je ne pourrai me contenter de « je l’avais dit ». C’est aujourd’hui qu’il faut agir et se montrer constructifs, c'est pourquoi le PS et le SPa se sont également opposés aux différents traités de libre échange, comme ce mois-ci, avec le Panama et la Colombie/Pérou, et ce, malgré les tentatives d'enfumage du Ministre Reynders.

S’interroger au sujet du TTIP, du CETA ou du TiSA ne relève nullement de l’Euroscepticisme ou d’un anti-américanisme primaire. Il s’agit au contraire d’éviter que ce type d’accords de libre-échange détruise nos standards sociaux, sanitaires, environnementaux et économiques qui constituent les fondements de l’Europe telle que je la désire.

Mon Groupe est profondément pro-européen, car oui nous avons besoin de plus d’Europe. Mais nous ne voulons pas de l’Europe qui détruit, de l’Europe qui n’assume pas les conséquences sociales de son jusqu’auboutisme technocratique ou pire de l’Europe qui se montre sourde quand plusieurs millions de citoyens, de tous les Etats-membres, rejettent en masse des mécanismes comme l’ISDS ou que des communes se déclarent « hors TTIP ». Le droit des Etats à légiférer n’est pas négociable et ne peut jamais être remis en cause par une multinationale aussi « importante » soit-elle.

Comment la Commission peut-elle faire la sourde oreille à ces revendications citoyennes et de mandataires communaux, nationaux et européens ?

Comment notre Ministre des Affaires étrangères peut-il nous dire qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir ?

Comment devons-nous trouver un équilibre entre l’importance de soutenir notre économie et nos exportations et préserver nos normes élevées.

C’est autant de questions dont nous devrons débattre aujourd’hui.

Car il ne s’agit pas en catimini, via de tels accords, d’autoriser des pratiques en Europe que les Européens s’interdisent eux-mêmes de pratiquer ou que l’Union – et donc la Belgique – s’embarque dans une aventure perdante en faisant perdre la capacité de nos Etats à légiférer, à protéger les citoyens, et de dire que le système judiciaire européen ne suffirait pas en cas de différends.

Ce mercredi 11 novembre 2015, l'UE a approuvé la mise en œuvre de l'étiquetage des produits originaires des colonies israéliennes dans le Territoire palestinien occupé.

Rappelant que ces implantations sont illégales au regard du droit international, cette note de la Commission permettra de mettre en œuvre de manière pleine, entière et effective la législation européenne applicables aux produits des colonies.

Une étape nécessaire, mais non suffisante

A la manœuvre de ce règlement, le Ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui avait co-signé, en avril dernier, avec 15 autres Ministres des Affaires étrangères européens, une lettre envoyée à la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, lui demandant d’œuvrer en faveur d’une politique européenne d’étiquetage des produits en provenance des colonies israéliennes (Cisjordanie, Jérusalem-Est, plateau du Golan).

Et en Belgique maintenant?

Pour démontrer la cohérence de sa politique en la matière, il reste à savoir comment la Belgique va appliquer, concrètement, ce règlement ?  Comment va-t-elle organiser la mise en œuvre de cette mesure ? Et s’il existe une volonté politique d’aller plus loin, pour se conformer pleinement au droit international, en interdisant l’importation des produits des colonies ?

J'interrogerai les Ministres compétents afin de faire la lumière sur ces questions.

CPTanweerCe 25 octobre, Wael Faqih, militant pacifiste, père de 5 enfants, et responsable de l’organisation « Tanweer » à Naplouse, organisation de jeunesse soutenue par Solidarité Socialiste depuis 5 ans en Palestine, a été arrêté par les autorités militaires israéliennes au checkpoint d’Atara, en Cisjordanie Occupée.  J'ai eu l'occasion, de le rencontrer lors d'une mission organisée par Solidarité Socialiste.

M. Faqiq est un leader communautaire et un pacifiste qui s’est toujours battu contre l’occupation israélienne, tout en s’engageant fermement pour une coexistence pacifique entre communautés en Israël-Palestine. Le 9 juin, il avait par ailleurs participé à l’organisation de rencontres pour une délégation de parlementaires et militants associatifs belges qui participaient à une mission d’observation civile coordonnée par Solidarité Socialiste dans la région. 

Le 8 octobre, Wael Faqih avait déjà été blessé lors d’une manifestation pacifique au checkpoint de Huwara et désormais, il se trouve en détention administrative, une procédure qui permet à l’armée israélienne, en l’absence de charges et de procès, de garder des prisonniers en captivité de manière arbitraire pour une période qui peut être indéfiniment renouvelée. Il sera jugé par une cour martiale le 29 octobre, en son absence et celle de son avocat, qui ne peut avoir accès à son dossier. A ses côtés, se trouvent également 6 jeunes militants arrêtés aux cours des dernières semaines : Mohamad Eshtayeh, Fadel Alemasri, Abd AlrOhman Qadoora, Jihad Alhindi, Majed Daghlas, Raouf Hiwari, tous âgés de 21 à 23 ans et membres de la même organisation, « Tanweer ». 

Solidarité Socialiste appelle le gouvernement belge à exiger la libération de M. Faqih et des autres jeunes militants de l’organisation « Tanweer », à ce que le gouvernement israélien cesse la pratique des détentions administratives, et réforme en profondeur son système judiciaire, en garantissant le droit fondamental des Palestiniens à bénéficier d’un procès équitable.

J'ai, à ce propos, déposé une proposition de résolution visant à condamner les détentions arbitraires et le procédé de détention administrative des palestiniens en Israël.

 

 

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