Gwenaëlle Grovonius

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Commerce équitable Chambre La commission Relations Extérieures a adopté à l'unanimité ce mardi 4 juillet une proposition de résolution que j'ai déposée, visant à promouvoir le commerce équitable en Belgique.

La proposition de résolution PS enjoint l’ensemble des pouvoirs publics à sensibiliser le consommateur à l’utilisation de produits Fairtrade : « la vente de produits équitables est en augmentation en Belgique mais nous devons faire beaucoup mieux pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés d’ici 2020 pour ‘Faire de la Belgique le pays du commerce équitable’. Une sensibilisation accrue à tous les niveaux de pouvoir est donc indispensable » précise la députée PS Gwenaëlle Grovonius.

Pour la députée socialiste, la promotion passe aussi par l’exemple : « si aujourd’hui, 191 communes belges ont déjà reçu le titre de ‘commune du commerce équitable’, nous devons continuer à sensibiliser toutes les autorités publiques à se tourner en priorité vers les produits locaux et durables, c’est-à-dire les produits issus des filières de circuit court privilégiant ainsi la juste rémunération des producteurs. La Chambre pourrait à ce titre montrer l’exemple en privilégiant pour ses achats, les produits locaux de qualité » précise la députée socialiste. 

La proposition PS a reçu le soutien d’autre partis, de la majorité comme de l’opposition : le sp.a, Ecolo-Groen, le cdH, le MR et le CD&V ont cosigné le texte de la résolution qui, pour Gwenaëlle Grovonius, constitue une première étape vers une véritable réglementation du commerce équitable en Belgique : « il est important qu’à court terme, notre pays puisse également se doter d’une législation encadrant les pratiques de commerce équitable. Le risque est en effet réel de voir nombre d’acteurs sur le marché utiliser le vocable ‘commerce équitable’ sans en respecter les critères fondamentaux, dans le seul but de faire plus de profit. N’importe qui peut aujourd’hui affirmer pratiquer un commerce équitable sans en respecter les règles et sans être poursuivi parce que le commerce équitable ne dispose pas de définition juridique et donc de reconnaissance légale en tant que telle » souligne la députée PS.

Pour le Groupe PS, mettre le sujet du commerce équitable à l’agenda du Parlement permettra d’ouvrir une réflexion plus large sur une reconnaissance légale ainsi qu’un contrôle du commerce équitable par les pouvoirs publics.

A Namur, je suis également à la manoeuvre de l'obtention du label "Commune du commerce équitable" : lire l'article à ce sujet.

Plan Cambodia by Kimlong Meng 1912Le Parlement a adopté ce 6 juin une résolution appelant le gouvernement belge à investir davantage dans l’éducation des filles dans les pays du Sud. Une initiative soutenue de longue date et saluée par l’ONG Plan Belgique avec laquelle je suis partie en mission au Cambodge et au Niger. 

Par cette résolution, le Parlement encourage le gouvernement fédéral à davantage soutenir le secteur de l’éducation dans le cadre de sa politique internationale, et à accorder une attention particulière aux jeunes filles dans ses investissements en la matière. Pour l’ONG Plan Belgique, qui mène campagne sur cette question depuis 2010, cet appel des parlementaires vient à point nommé. Les investissements belges en éducation sont en effet toujours pas à la hauteur de ses engagements internationaux, et la Belgique n’investit directement dans le secteur de l’éducation que dans 4 de ses 14 pays partenaires. « La coopération belge a alloué 81,4 million d’euros au secteur de l’éducation en 2016. Si ce montant est supérieur à celui de 2015, il reste bien en-deçà des montants alloués de 2010 à 2014 », observe Romeo Matsas, chargé de plaidoyer de Plan Belgique. « La résolution votée aujourd’hui appelle donc le gouvernement à faire mieux. »

Au-delà des chiffres, le Parlement fédéral demande surtout qu’une attention spécifique soit accordée à l’éducation des filles dès le plus jeune âge. Pour Plan Belgique, un tel appel est fondamental car les discriminations filles-garçons restent très marquées dans l’accès à l’école. « Tous les enfants du monde, filles ou garçons, doivent débuter leur scolarité dès l’enseignement maternel, et pouvoir au minimum bénéficier d’une éducation jusqu’à la fin de l’école secondaire, tel que nous y engagent les Objectifs de Développement Durable », explique Romeo Matsas. « Malheureusement, on constate encore de grosses disparités à ce niveau, et les filles doivent abandonner bien plus massivement l’école que les garçons. Résultat : les deux tiers des analphabètes dans le monde sont aujourd’hui encore des femmes. » 

Comme co-auteure de la résolution, le vote intervenu ce mardi est un appel clair à mettre l’éducation des filles au cœur de l’agenda politique. « Il est temps que la Belgique prenne ses responsabilités » « L’éducation est un moteur d’ascension sociale et un vecteur d’égalité entre les filles et les garçons. Sans éducation, pas d’enseignement de qualité, de main d’œuvre qualifiée, de travailleurs conscients de leurs droits ou de protection sociale organisée. En bref, pas de développement, ni d’égalité. »

Adoptée ce mardi à l’unanimité au sein de la Commission Relations Extérieures, la résolution dispose d’un poids politique réel en dépit de son caractère non-contraignant. 

Cette résolution est un signal fort qui doit permettre à la Belgique de répondre à ses engagements internationaux, en particulier les Objectifs de Développement Durable consacrés à l’éducation et à l’égalité des sexes.

Prisonniers palestiniensSOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIERS PALESTINIENS

Lundi 17 avril, environ 1.500 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes ont entamé une grève de la faim collective et illimitée, répondant ainsi à l’appel de Marwan Barghouti, . Cette grève est lancée à l’occasion de la Journée nationale des prisonniers palestiniens, commémorée depuis plus de 40 ans.

L’administration pénitentiaire israélienne a confisqué tous les biens qui se trouvaient dans les cellules des grévistes et a commencé à transférer certains d’entre eux vers d’autres prisons.

Actuellement, plus de 6.500 Palestinien-ne-s, dont 62 femmes et 300 mineurs (garçons et filles), sont emprisonné-e-s par Israël. Environ 500 d’entre eux ont été arrêtés via le régime extrajudiciaire de détentions administratives qui permet une incarcération sans procès ni inculpation. En outre, 13 députés palestiniens issus de différents partis politiques sont emprisonnés.

Cette grève vise à mettre fin aux nombreux abus de l’administration pénitentiaire d’occupation israélienne qui refuse aux prisonniers certains de leurs droits les plus fondamentaux. Les prisonniers grévistes ont diffusé une liste de revendications en treize points parmi lesquels :

  • La fin des violences physiques et de l’incarcération de mineurs
  • Le droit à des soins médicaux décents
  • Le droit à mener des études durant la période d’emprisonnement
  • Le droit d’utiliser des téléphones publics identiques à ceux des détenus qui ne sont pas placés sur écoute
  • L’extension du droit de visite aux représentants d’organisations humanitaires
  • Le droit de pouvoir regarder librement la télévision (supprimé depuis quelques mois)
  • La fin du recours abusif au système de détention administrative
  • La libération des prisonniers souffant de maladies incurables

Nous, citoyen-ne-s et associations belges signataires de cet appel, déclarons notre soutien aux revendications des prisonniers palestiniens grévistes de la faim. Nous appelons la Belgique et l’Union européenne à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il arrête les représailles envers les prisonniers en grève de la faim et qu’il réponde positivement à leurs revendications.

Solidarité et liberté pour les prisonniers palestiniens.

Voir l'ensemble des signataires sur le site de l'ABP 

Lire mon interpellation et la réponse du Ministre Reynders à ce sujet 

 

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