Gwenaëlle Grovonius

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#nonCnon Amnesty En Belgique en 2017, 38 femmes ont été tuées parce qu’elles étaient femmes, selon la plateforme Mirabal. 38 décès dus à la violence faite aux femmes chez nous, au cœur de l’Europe. Le plus souvent, ces meurtres ou assassinats sont liés à une rupture que l’ex-compagnon n’a pas supportée. Le mode opératoire est varié : coups de couteau, égorgement, étranglement, tir par balle.

En Wallonie, 15000 plaintes pour violences conjugales ont été déposées en 2016. Cela fait 40 plaintes par jours. La moitié de ces plaintes concernaient des violences physiques, au sein même du couple donc ! 

En Wallonie toujours, 1000 plaintes pour viol sont déposées chaque année. Cela veut dire 3 par jour. Quand on sait que seulement une femme sur 6 ose porter plainte, on peut facilement en déduire qu’on arrive à 18 viols par jour. Plus de 6000 par an. Une fois sur deux cela concerne une mineure.

Selon le journal "Le Monde", au cours de leur vie, 14,5 % des femmes déclarent avoir vécu au moins une forme d’agression sexuelle.

Au niveau international, plus de 200 millions de femmes ont été victimes de mutilations génitales féminines ! En Belgique cela nous touche aussi, plus de 13000 femmes excisées vivent en Belgique, 4000 sont à risque. Les chiffres ont doublé depuis 2008 ! Très peu de plaintes ont été enregistrées et aucune affaire n'a encore abouti à une condamnation (qui prévoit des peines d'emprisonnement) à ce jour ! 

Non à la fermeture du Centre de Blegrade La Croix-Rouge, locataire d’une partie du site de la caserne de Belgrade depuis deux ans, et donc par extension les 300 réfugiés qui y résident, devraient quitter le lieu au premier avril, donc dans moins d’un mois.

Ainsi en aurait décidé le Ministère de la Défense, propriétaire du site.

Le site serait vendu dans sa totalité au Bureau économique de la Province de Namur qui souhaite y créer un parc d’activités économiques pour PME. La Croix Rouge, présente à Belgrade, semble ne pas en avoir été informée.  Le représentant du Ministre de la Défense prétend, lui, en avoir informé Fedasil.

Tout le monde se renvoie la balle donc ! En attendant, il s'agit, ici, de l'avenir incertain de centaines, de femmes, d'enfants et d'hommes qui pourraient se retrouver à la rue dans les jours à venir, sans que personne n'y trouve rien à redire ! 

A mon niveau, j'entends agir de plusieurs manières : 

1) Au Parlement fédéral, j'interpellerai cette semaine le Ministre de la Défense et le Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration. Voir la question et réponse de M. Francken

Pour Monsieur Vandeput, la réponse est claire :  la balle est désormais dans le camp du BEP. «Si le BEP estime que l’évacuation du centre ne presse pas, ce n’est pas la Défense qui demandera cette évacuation. La Défense n’a pas besoin du terrain en question. L’interlocuteur pour la Croix-Rouge et Fedasil est avant tout l’acquéreur du terrain, à savoir le BEP.»

2) Au Conseil Communal de Namur, je questionnerai le Bourgmestre Maxime Prévot, pour savoir ce qu'il entend prendre comme contacts concrets et voir ce qu'il compte faire pour les 300 réfugiés logés sur le site de Belgrade.

3) Au niveau wallon, les contacts utiles sont pris pour interroger le Ministre Di Antonio. Une solution temporaire pourrait-elle être envisagée dans le cadre de la législation expansion pour permettre à la Croix Rouge d'occuper une partie du site et de cohabiter avec le BEP de façon temporaire ? 

Il est important de se mobiliser dans ce dossier avec toutes les forces vives qui souhaitent se mobiliser ... c'est bien ce que je compte faire ! C'est dans cet esprit que je me suis rendue, ce samedi 3 mars, au Centre de Belgrade, pour rencontrer les membres du Collectif, échanger avec eux et montrer qu'ils ne sont pas seuls dans ce combat.  

Lire dans L'avenir du 22 mars 

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