Gwenaëlle Grovonius

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mardi, 14 novembre 2017 09:28

L'hospitalité se bâtit pas à pas

Sept villes et communes wallonnes seulement se sont déclarées «hospitalières», à l’invite du CNCD-111111. Mais l’idée progresse. Lentement.
 

Philippe LERUTH, l'Avenir, 14 novembre 2017

Vielsalm a été la première à répondre à l’invite du CNCD-111111. Dans la foulée, Anderlues, Chièvres, Marchin, Mons, Sainte-Ode et Tintigny se sont elles aussi proclamées «communes hospitalières» pour les migrants. «Et des interpellations sont en cours à Arlon, Bruxelles-ville, Chastre, Charleroi, Écaussinnes, Etterbeek, Forest, Hannut, Huy, Liège, Saint-Gilles, Verviers et Wavre» , poursuit Carine Thibaut, qui coordonne l’opération au Centre National de Coopération au Développement.

Vingt-et-une villes et communes de Wallonie et de Bruxelles en tout, pour une initiative lancée en mai dernier, mais surtout mise sur orbite à la mi-septembre (cf. nos éditions du 14 septembre), pas de quoi pavoiser? «Le but était d’abord de susciter des groupes d’action dans les communes: il y en a une quarantaine , précise Carine Thibaut. Il faut ensuite du temps pour faire adopter une motion» .

Au surlendemain de la manifestation en faveur des sans-papiers, à Bruxelles, un groupe de travail reviendra ce mardi sur le sujet, à Namur.

La capitale wallonne «n’est sûrement pas la plus répressive à l’égard des migrants et notamment des “ sans-papiers ”, et elle a mis un certain nombre de choses en place pour les accueillir» , note la députée fédérale PS Gwenaëlle Grovonius, qui siège au conseil communal namurois. Une convention lie par exemple la vie au Centre d’action interculturelle autour du parcours d’intégration. Et le centre d’accueil de Belgrade est doté d’un comité d’accompagnement.

«Message à Theo Francken»

La motion proposée par le CNCD-111111 a déjà été abordée au conseil communal du 5 octobre. Ce sont surtout les points relatifs aux droits des sans-papiers qui ont fait débat.

Ils portent un «message politique à l’attention de Theo Francken» , insiste Gwenaëlle Grovonius: dire au secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration «que nous ne sommes pas d’accord avec sa politique» .

Le texte souligne les droits des sans-papiers. Il condamne leur arrestation pour le seul fait d’être dépourvus de documents d’identité. Il réaffirme leur droit au logement: «on ne peut légalement soutenir les squats; la ville de Namur a une procédure de réquisition de logements» , relève Gwenaëlle Grovonius.

Surtout, il veut interdire les visites domiciliaires, si elles ne sont pas ordonnées par un juge.

«J’ai visité le centre 127bis à Steenokkerzeel en tant que députée fédérale , poursuit l’élue namuroise. J’y ai rencontré des personnes détenues, notamment en provenance d’Anvers, qui avaient été piégées: on les invitait à sortir de leur habitation sous un prétexte quelconque, pour pouvoir les arrêter» .

Le débat n’a pas échappé à l’affrontement politicien entre PS et MR namurois: le groupe de travail réuni ce mardi amendera sans doute la motion déposée par le CNCD-111111.

« C’est le cas dans un certain nombre de communes, en fonction des réalités locales» , note Carine Thibaut. Au risque d’édulcorer le texte? «La motion est plus forte dans certaines communes que dans d’autres» , élude-t-elle.

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