Gwenaëlle Grovonius

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TrainLe service minimum comme s’apprête à le déposer François Bellot est un écran de fumée pour masquer l’absence d’amélioration du rail en Belgique! Il ne résout aucun problème, bien au contraire, il en crée de nouveaux. Le véritable problème de la SNCB ou d’Infrabel est ailleurs ! Il est énorme et les usagers le subissent tous les jours: ce sont les 3 milliards d’économie!

Avec les 3 milliards d’économies décidés par le gouvernement Michel, le rail belge se résume inévitablement à moins de service, moins de fréquences, moins de confort, moins d’accompagnateurs, moins de personnel, moins de lignes,….

La principale et réelle menace à la qualité et la continuité du service pour les usagers de la SNCB c’est la politique d’austérité de ce Gouvernement !

De plus, pour le Groupe PS, avec ce projet, le ministre menace le dialogue social et cherche à affaiblir les syndicats et les droits des travailleurs en s’attaquant au principe même de la représentation syndicale, qui protège d’une seule voix tous les travailleurs! Permettre d’établir des listes de grévistes a priori en obligeant chaque travailleur à déclarer de manière anticipée son intention de participer ou non à la grève ne contribue pas à la paix sociale et déstabilise complètement les conditions du dialogue social! Pour rappel, le dialogue social, c’est ce qui permet de régler les conflits et d’éviter les grèves – car la meilleure grève est celle qu’on ne fait pas!

Le Groupe PS le rappelle : les usagers n’ont pas besoin de propositions bancales qui mettent à mal la concertation sociale mais d’une politique de mobilité responsable et ambitieuse qui leur permet de disposer d’un transport ferroviaire fiable et efficace.

Publié dans Presse
mardi, 31 mai 2016 14:11

Solidaire avec les cheminots

Le nouveau ministre de la Mobilité, Monsieur François Bellot, a conseillé aux cheminots en grève de se mettre à la place des citoyens. C'est vrai, on pense tous aux navetteurs qui, depuis plusieurs jours, éprouvent des difficultés pour rentrer chez eux, pour se rendre au boulot, à l'école, à l'unif, etc. Une grève sauvage, c'est insupportable. Encore plus, à la veille d'un exam !

Cependant, ce 26 mai, j'ai interpellé Monsieur Bellot en lui demandant de se mettre un instant à la place des cheminots. « Comment réagir quand la direction décide, de manière unilatérale, de supprimer des jours de crédit, des jours de récupération pour des heures supplémentaires non rémunérées ? Lorsqu'ils ont débrayé, pensez-vous vraiment qu'ils n'ont pas réfléchi au fait qu'ils allaient se mettre la planète entière à dos ? Bien sûr que oui ! »

J'ai, par ailleurs, indiqué que le respect de la concertation et du protocole d'accord incombait à toutes les parties, y compris la direction.

Comment expliquer dès lors, qu'HR Rail choisisse ce moment, le moment où tout le monde est en examen pour sortir cette circulaire? J'ai avancé l'hypothèse d'un pari scandaleux : éviter que les cheminots débrayent en choisissant la période des examens pour sortir la circulaire. HR Rail espérait ainsi éviter la casse. Et si, malgré tous les cheminots partaient en grève, ils se mettraient l'ensemble de la population et de l'opinion publique à dos. C'est précisément ce qui s’est passé !

Malheureusement, le mépris total de ce gouvernement envers la concertation et la négociation explique pourquoi aujourd'hui les cheminots sont en grève, pourquoi ils sont à bout. 

Je souhaite que le dialogue puisse reprendre. Pour ce faire, je pense que la meilleure solution est de retirer sans attendre cette circulaire, pour permettre une concertation réelle entre les différents interlocuteurs. J’espère être entendue. 

Voir mon intervention en séance plénière du Parlement fédéral

Publié dans Actualité

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