Gwenaëlle Grovonius

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Sept parlementaires belges ont envoyé une lettre au comité de sélection des candidats au Prix Nobel de la Paix. Ils présentent la candidature du Palestinien Marwan Barghouthi, présenté comme le "Mandela Palestinien". C'est un leader populaire, emprisonné depuis 14 ans par Israël. Ils estiment que Marwan Barghouthi a joué, et peut encore jouer, un rôle important dans les efforts de paix. Les sept parlementaires appartiennent à cinq partis différents (1).

Marwan Barghouthi est une figure de proue du Fatah. Il est vu par certains Palestiniens comme le successeur du président Mahmoud Abbas. Il a passé 20 ans dans les prisons israéliennes et s'y trouve toujours. Il a été condamné en 2002 en tant que chef du mouvement armé du Fatah et pour le meurtre de quatre civils israéliens, des accusations qu'il réfute.

La députée PS Gwenaëlle Grovonius le considère comme un prisonnier politique: "Son message est politique. Pour moi, il n'est pas militaire. Il a toujours et avant tout défendu le droit du peuple palestinien à résister à l'occupation. Il s'est toujours opposé dans ses déclarations publiques aux attaques contre les civils."

La démarche des parlementaires belges s'inscrit dans une campagne internationale pour que le leader palestinien soit nommé au Prix Nobel de la Paix. Et au-delà du cas de Marwan Barghouthi, elle met en lumière la situation des 7000 prisonniers palestiniens en Israël, dont 400 enfants et 600 détenus sans inculpation ni jugement.

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(1) Les signataires sont: Gwenaëlle Grovonius (PS), Dirk Vandermaelen (sp.a), Vincent Van Quickenborne (Open-VLD), Piet de Bruyn (N-VA), Nadia El Yousfi (PS), Jean-Marc Delizée (PS), Benoît Hellings (Ecolo).

Sources : RTBF

Lire l'Article du Soir 

Lire le CP de l'ABP

Lire la lettre au Comité Nobel

Le projet de loi de Koen Geens proposant d’améliorer la lutte contre le trafic illicite d’œuvres d’art passait au vote en plénière ce jeudi. Dans le même temps, son collègue Jan Jambon a décidé de supprimer la cellule « Kunst & Antiek » de la police judiciaire chargée de lutter contre ce trafic… Où est la logique de ce gouvernement ?

J'ai souligné toute l’incohérence de la décision prise par le Ministre de l’Intérieur : « pourquoi supprimer ce service essentiel pour la lutte contre le trafic d’œuvres d’art alors que notre pays, au carrefour de l’Europe, est considéré comme une des plaques tournantes de ces activités criminelles ? Un trafic qui représente une source importante de revenus pour le financement d’organisations terroristes telles que Daesh : selon un rapport de l’UNESCO de 2011, le trafic d’œuvres d’art représente entre 3 et 6 milliards d’euros par an et est devenu, selon l’ONU, le troisième trafic en importance après celui des drogues et des armes. »

Le Groupe PS l’a maintes fois rappelé : ce gouvernement doit aussi travailler sur la lutte contre le financement des organisations terroristes. Et cet aspect est totalement délaissé par le gouvernement alors qu’il est tout aussi essentiel dans la lutte contre le terrorisme.

Selon moi, en supprimant la cellule « Kunst & Antiek » de la police judiciaire, le gouvernement Michel va à contre-courant de la politique volontariste menée par nos pays voisins : « la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni ont tous renforcé les moyens humains pour lutter contre le trafic d’œuvres d’art. En supprimant ce point de contact spécialisé, le gouvernement Michel décrédibilise non seulement notre pays sur la scène internationale, mais met aussi la Belgique en difficulté pour répondre aux demandes spécifiques d’Interpol, des douanes étrangères ou d’autres interlocuteurs internationaux ! »

Le Groupe PS appelle le gouvernement à réactiver au plus vite la cellule « Kunst & Antiek » de la police judiciaire et à travailler de manière plus cohérente et plus coordonnée sur la problématique du trafic d’œuvres d’art et plus largement, celle du financement du terrorisme.

A l’issue de leur mission en Palestine et Israël, les parlementaires belges, membres de la section Belgique-Palestine de l’Union interparlementaire, tirent la sonnette d’alarme.

« Les injustices grandissantes et les humiliations permanentes dont les Palestiniens sont les victimes nous laissent sous le choc. Les conséquences de l’occupation illégale israélienne et de l’expansion des colonies en Cisjordanie sont dramatiques et sont une source de souffrances quotidiennes inacceptables.

Nous avons pu nous rendre compte de la politique menée par Israël que les Palestiniens assimilent à de l’apartheid. Des lois différentes s’appliquent aux colons israéliens de Cisjordanie et aux Palestiniens. C’est ainsi que de nombreux enfants palestiniens, dès l’âge de 12 ans, peuvent être arrêtés et emprisonnés sur décision de tribunaux militaires pour un jet de pierre. Ainsi, selon l’ONG Addameer, en février 2016, 406 enfants palestiniens étaient en prison contre 163 en février 2015.

Certaines routes sont interdites aux Palestiniens, Israël refuse l’octroi de permis de construire et détruit des habitations palestiniennes. En 2016, ce sont déjà 213 destructions qui ont été recensées par l’agence des Nations-Unies OCHA contre 85 pour toute l’année 2015. Des infrastructures financées par l’Union européennes ou la Belgique sont détruites : 55 ont déjà été détruites en ce début d’année 2016 contre 9 en 2015, une accélération inquiétante. Ce 2 mars 2016, des structures financées par l’Union Eeuropéenne et la Belgique ont d’ailleurs été démolies à Khirbet Tana. Il s’agit notamment des écoles construites pour répondre aux besoins humanitaires.

Tous les regards se portant aujourd’hui sur la Syrie, la résolution du conflit israélo-palestinien est passée à l’arrière plan. Pourtant l’urgence est grande. En effet, en intensifiant sa politique de colonisation, Israël « perfore » le futur Etat Palestinien de part en part. Bientôt la solution à deux Etats sera devenue impossible à mettre à œuvre sur le terrain ! Nous devons agir avant d’atteindre ce point de non retour.

C’est pourquoi, les membres de la délégation condamnent avec fermeté toute forme de violence et demandent le plein respect des obligations internationales et des droits humains.

Nous demandons donc au gouvernement belge de s’associer à l’initiative française dans son ensemble afin de remettre sur les rails un processus de paix aujourd’hui au point mort.

Cette initiative lancée par Laurent Fabius le 29 janvier dernier vise à relancer un effort aujourd’hui paralysé pour résoudre un conflit vieux de plusieurs décennies et pour créer un Etat palestinien coexistant avec Israël. Elle prévoit la formation d’un groupe de soutien international et une conférence internationale à l’horizon de l’été 2016.

Nous déposerons donc une résolution en ce sens au Parlement. »

G. Grovonius (PS), Présidente de la délégation

V. Van Quickenborne (Open-Vld), Vice-président de la délégation

P. De Bruyn (NVA), Vice-président de la délégation

Brigitte Grouwels (CD&V)

J-M Nollet (Ecolo/Groen),

David Clarinval (MR)

Contact : Gwenaëlle Grovonius 0476/340046

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