Gwenaëlle Grovonius

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SNCB1Le projet de loi imposant un pseudo-service minimum à la SNCB est à l’image de ce gouvernement : totalement déconnecté de la réalité.
Ce jeudi, le groupe PS votera en bloc contre ce texte qui créera surtout un chaos maximum sur le rail belge, au détriment des navetteurs et des travailleurs.

La priorité est ailleurs : « Mr Bellot veut imposer un service minimum aux travailleurs de la SNCB alors qu’il ne peut même pas garantir un service avec un minimum de qualité aux usagers du rail ! Et ceux qui prennent le train tous les jours le constatent : ponctualité en rade, trains supprimés, voyages debout, guichets fermés, etc. Le gouvernement MR/N-VA nous envoie ici un bel écran de fumée pour détourner l’attention sur les trois milliards d’économies qu’il a imposés au secteur ferroviaire. Mais les navetteurs que Mr Bellot prétend défendre ne sont pas dupes : Navetteurs.be ne soutient pas ce projet. Et c’est sans doute pour cette raison que la majorité a refusé de les entendre en commission… »

Je dénonce une véritable déclaration de guerre faite aux travailleurs du rail : « après la réduction drastique de leurs effectifs accompagnée d’une exigence d’augmentation de la productivité, après la remise en cause de leur statut, après la réduction de leurs pensions, après les menaces de privatisation, le gouvernement s’attaque aujourd’hui aux droits collectifs des travailleurs du rail en bafouant au passage la concertation sociale. Tout ça alors qu’avant le dépôt de ce projet de loi, cela faisait plus d’un an qu’il n’y avait plus eu de grève à la SNCB ! A quoi joue le ministre Bellot ? »

Ce dispositif est inefficace : « on le sait bien, un service minium est impraticable. Même dans le scénario d’un service le plus restreint, certains corps de métier devraient être présents à 85 voire à 100%. Le dispositif pose aussi question en termes de sécurité et de confort pour les voyageurs... Comment éviter la cohue sur les quais et dans les trains si seulement un sur quatre ne roule ? Comment gérer un maximum de voyageurs avec un minimum de personnel ? Qui va choisir ceux qui pourront monter dans les trains et ceux qui devront rester sur le quai ? Silence radio du ministre sur ce point en commission… Un patron pourra-t-il reprocher à son travailleur de n’avoir pu se rendre au travail alors qu’il y avait bien des trains ? Lui dire qu’il n’avait qu’à se battre pour avoir une place dans le train ? »

Autant de difficultés que va créer la loi sans apporter de réponses aux vrais problèmes des usagers qui, tous les jours, subissent les retards d’un réseau désinvesti par le gouvernement MR/N-VA.

Pour le groupe PS, c’est en respectant le dialogue social et en redonnant au rail les moyens de ses ambitions que la paix sociale sera assurée. Et avec ou sans ce projet de loi, la réalité reste la même : le gouvernement MR/N-VA impose à la SNCB et Infrabel 3 milliards d’économie.

Commerce équitable Chambre La commission Relations Extérieures a adopté à l'unanimité ce mardi 4 juillet une proposition de résolution que j'ai déposée, visant à promouvoir le commerce équitable en Belgique.

La proposition de résolution PS enjoint l’ensemble des pouvoirs publics à sensibiliser le consommateur à l’utilisation de produits Fairtrade : « la vente de produits équitables est en augmentation en Belgique mais nous devons faire beaucoup mieux pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés d’ici 2020 pour ‘Faire de la Belgique le pays du commerce équitable’. Une sensibilisation accrue à tous les niveaux de pouvoir est donc indispensable » précise la députée PS Gwenaëlle Grovonius.

Pour la députée socialiste, la promotion passe aussi par l’exemple : « si aujourd’hui, 191 communes belges ont déjà reçu le titre de ‘commune du commerce équitable’, nous devons continuer à sensibiliser toutes les autorités publiques à se tourner en priorité vers les produits locaux et durables, c’est-à-dire les produits issus des filières de circuit court privilégiant ainsi la juste rémunération des producteurs. La Chambre pourrait à ce titre montrer l’exemple en privilégiant pour ses achats, les produits locaux de qualité » précise la députée socialiste. 

La proposition PS a reçu le soutien d’autre partis, de la majorité comme de l’opposition : le sp.a, Ecolo-Groen, le cdH, le MR et le CD&V ont cosigné le texte de la résolution qui, pour Gwenaëlle Grovonius, constitue une première étape vers une véritable réglementation du commerce équitable en Belgique : « il est important qu’à court terme, notre pays puisse également se doter d’une législation encadrant les pratiques de commerce équitable. Le risque est en effet réel de voir nombre d’acteurs sur le marché utiliser le vocable ‘commerce équitable’ sans en respecter les critères fondamentaux, dans le seul but de faire plus de profit. N’importe qui peut aujourd’hui affirmer pratiquer un commerce équitable sans en respecter les règles et sans être poursuivi parce que le commerce équitable ne dispose pas de définition juridique et donc de reconnaissance légale en tant que telle » souligne la députée PS.

Pour le Groupe PS, mettre le sujet du commerce équitable à l’agenda du Parlement permettra d’ouvrir une réflexion plus large sur une reconnaissance légale ainsi qu’un contrôle du commerce équitable par les pouvoirs publics.

A Namur, je suis également à la manoeuvre de l'obtention du label "Commune du commerce équitable" : lire l'article à ce sujet.

Plan Cambodia by Kimlong Meng 1912Le Parlement a adopté ce 6 juin une résolution appelant le gouvernement belge à investir davantage dans l’éducation des filles dans les pays du Sud. Une initiative soutenue de longue date et saluée par l’ONG Plan Belgique avec laquelle je suis partie en mission au Cambodge et au Niger. 

Par cette résolution, le Parlement encourage le gouvernement fédéral à davantage soutenir le secteur de l’éducation dans le cadre de sa politique internationale, et à accorder une attention particulière aux jeunes filles dans ses investissements en la matière. Pour l’ONG Plan Belgique, qui mène campagne sur cette question depuis 2010, cet appel des parlementaires vient à point nommé. Les investissements belges en éducation sont en effet toujours pas à la hauteur de ses engagements internationaux, et la Belgique n’investit directement dans le secteur de l’éducation que dans 4 de ses 14 pays partenaires. « La coopération belge a alloué 81,4 million d’euros au secteur de l’éducation en 2016. Si ce montant est supérieur à celui de 2015, il reste bien en-deçà des montants alloués de 2010 à 2014 », observe Romeo Matsas, chargé de plaidoyer de Plan Belgique. « La résolution votée aujourd’hui appelle donc le gouvernement à faire mieux. »

Au-delà des chiffres, le Parlement fédéral demande surtout qu’une attention spécifique soit accordée à l’éducation des filles dès le plus jeune âge. Pour Plan Belgique, un tel appel est fondamental car les discriminations filles-garçons restent très marquées dans l’accès à l’école. « Tous les enfants du monde, filles ou garçons, doivent débuter leur scolarité dès l’enseignement maternel, et pouvoir au minimum bénéficier d’une éducation jusqu’à la fin de l’école secondaire, tel que nous y engagent les Objectifs de Développement Durable », explique Romeo Matsas. « Malheureusement, on constate encore de grosses disparités à ce niveau, et les filles doivent abandonner bien plus massivement l’école que les garçons. Résultat : les deux tiers des analphabètes dans le monde sont aujourd’hui encore des femmes. » 

Comme co-auteure de la résolution, le vote intervenu ce mardi est un appel clair à mettre l’éducation des filles au cœur de l’agenda politique. « Il est temps que la Belgique prenne ses responsabilités » « L’éducation est un moteur d’ascension sociale et un vecteur d’égalité entre les filles et les garçons. Sans éducation, pas d’enseignement de qualité, de main d’œuvre qualifiée, de travailleurs conscients de leurs droits ou de protection sociale organisée. En bref, pas de développement, ni d’égalité. »

Adoptée ce mardi à l’unanimité au sein de la Commission Relations Extérieures, la résolution dispose d’un poids politique réel en dépit de son caractère non-contraignant. 

Cette résolution est un signal fort qui doit permettre à la Belgique de répondre à ses engagements internationaux, en particulier les Objectifs de Développement Durable consacrés à l’éducation et à l’égalité des sexes.

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