Gwenaëlle Grovonius

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mardi, 28 mars 2017 12:50

Un nouvel envol pour la Tunisie

Mission Tunisie Mars 2017En mars 2017, j’ai participé à une mission baptisée « Un nouvel envol pour la Tunisie » organisée par le CVDTunisie (Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie) avec une soixantaine de personnes. Parlementaires, journalistes, membres de la société civile.  Nous avons tous voulu apporter notre soutien au peuple tunisien contre le terrorisme et exprimer le refus de la stigmatisation dont fait l’objet cette jeune démocratie et ses citoyens dans certains journaux occidentaux.

La lutte contre le terrorisme passe d’abord par le soutien infaillible que doivent apporter les pays européens au développement économique et social de ce pays meurtri. Un tel effort consolidera les acquis démocratiques de la Tunisie nouvelle dans le respect des droits et des libertés de toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens, par la lutte contre la corruption et le refus de toute forme de discrimination.

J’ai eu l’occasion d’intervenir à de nombreuses reprises en ce sens au Parlement fédéral.

Sur place, j’ai pu constater le renforcement des mesures de sécurité notamment, dans les hôtels et dans les musées. La mission organisée par le CVDTunisie visait notamment à encourager la levée totale des restrictions de voyage en Tunisie.

Je suis également co-signataire d’une proposition de résolution qui porte 3 demandes au gouvernement belge :

SNCB1J'ai défendu ce mardi à la Chambre la proposition du Groupe PS visant à étendre la gratuité des transports domicile-lieu de travail en train à l’ensemble des travailleurs.

Un citoyen qui utilise les transports en commun pour se rendre sur son lieu de travail reçoit une intervention de la part de son employeur. Pour le déplacement en train, l’intervention est fixée, en moyenne, à 75% du prix de la carte train.

En 2004, le Gouvernement fédéral a pris une mesure de soutien en faveur des déplacements en train, plus respectueux de l’environnement. Désormais, si l’employeur conclut une convention tiers-payant avec la SNCB, il prend en charge 80% du coût du transport et les 20% restants sont à charge de l’État.

Le système est avantageux tant pour l’employé, qui dispose d’un abonnement gratuit, que pour l’employeur, qui voit sa gestion financière facilitée. Malheureusement, le recours à la convention ‘80/20’ par les entreprises privées ne se fait que sur base volontaire - au contraire des entreprises publiques, qui ont généralisé la mesure.

Le Groupe PS propose donc d’étendre ce principe à toutes les entreprises afin que les déplacements en train domicile-lieu de travail soient gratuits pour tous. Cette mesure ferait non seulement du bien aux portefeuilles de nombreux ménages, mais elle permettrait aussi de mieux lutter contre la pollution et les embouteillages.

De plus, - contrairement à ce que prétend la majorité fédérale, MR en tête – cette mesure ne coûterait que 20 millions d’euros. Ce qui, au regard du budget de la SNCB et – surtout - de l’impact économique et sanitaire des embouteillages (8 milliards €/an) et de la pollution, est insignifiant.

« Les problèmes de mobilité impactent quotidiennement la vie des citoyens (bouchons ; pollution…). Les pouvoirs publics ont donc un rôle fondamental à jouer dans la promotion des transports en commun. Des mesures incitatives, comme celle que nous proposons, sont le meilleur moyen de pousser les Belges à modifier leur comportement de mobilité ».

IMG 4071J'ai déposé une proposition de résolution pour inciter la Belgique à peser de tout son poids pour réorienter les politiques de la Banque Mondiale, afin que celles-ci ne soient plus en contradiction potentielle avec les objectifs de la Coopération belge au Développement.

La Banque Mondiale est une institution internationale qui accorde chaque année des milliards d’euros de prêt à des pays et à des organismes privés à des fins de Développement. Elle est co-gérée et co-financée par les États qui en sont membres, dont la Belgique.

Le budget annuel consacré à la Banque Mondiale par la Coopération belge au Développement représente près de 130 millions d’euros, ce qui fait de notre pays un membre important de cette institution.

Si les objectifs de la Banque Mondiale sont louables à priori, ses orientations et ses choix de financement sont de plus en plus critiqués. Ces derniers posent en effet parfois question au regard des enjeux de développement durable et des engagements nationaux et internationaux pris par la Belgique.

En termes organisationnels, l’opacité des prises de position de la Banque Mondiale est également inquiétante. Le manque structurel de transparence et de contrôle démocratique de la participation de la Belgique sont problématiques, d’autant plus que la Banque Mondiale est un destinataire majeur de l’argent de la coopération belge.

« Assurer la cohérence de nos politiques en faveur du développement passe également par les orientations données par notre pays au sein de la Banque Mondiale. Et, étant une banque de développement financée par de l’argent public, nous sommes aussi en droit d’exiger de ses mandataires qu’ils rendent des comptes aux citoyens belges, notamment par l’intermédiaire du Parlement et de la société civile ».

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