Gwenaëlle Grovonius

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SNCB1J'ai défendu ce mardi à la Chambre la proposition du Groupe PS visant à étendre la gratuité des transports domicile-lieu de travail en train à l’ensemble des travailleurs.

Un citoyen qui utilise les transports en commun pour se rendre sur son lieu de travail reçoit une intervention de la part de son employeur. Pour le déplacement en train, l’intervention est fixée, en moyenne, à 75% du prix de la carte train.

En 2004, le Gouvernement fédéral a pris une mesure de soutien en faveur des déplacements en train, plus respectueux de l’environnement. Désormais, si l’employeur conclut une convention tiers-payant avec la SNCB, il prend en charge 80% du coût du transport et les 20% restants sont à charge de l’État.

Le système est avantageux tant pour l’employé, qui dispose d’un abonnement gratuit, que pour l’employeur, qui voit sa gestion financière facilitée. Malheureusement, le recours à la convention ‘80/20’ par les entreprises privées ne se fait que sur base volontaire - au contraire des entreprises publiques, qui ont généralisé la mesure.

Le Groupe PS propose donc d’étendre ce principe à toutes les entreprises afin que les déplacements en train domicile-lieu de travail soient gratuits pour tous. Cette mesure ferait non seulement du bien aux portefeuilles de nombreux ménages, mais elle permettrait aussi de mieux lutter contre la pollution et les embouteillages.

De plus, - contrairement à ce que prétend la majorité fédérale, MR en tête – cette mesure ne coûterait que 20 millions d’euros. Ce qui, au regard du budget de la SNCB et – surtout - de l’impact économique et sanitaire des embouteillages (8 milliards €/an) et de la pollution, est insignifiant.

« Les problèmes de mobilité impactent quotidiennement la vie des citoyens (bouchons ; pollution…). Les pouvoirs publics ont donc un rôle fondamental à jouer dans la promotion des transports en commun. Des mesures incitatives, comme celle que nous proposons, sont le meilleur moyen de pousser les Belges à modifier leur comportement de mobilité ».

IMG 4071J'ai déposé une proposition de résolution pour inciter la Belgique à peser de tout son poids pour réorienter les politiques de la Banque Mondiale, afin que celles-ci ne soient plus en contradiction potentielle avec les objectifs de la Coopération belge au Développement.

La Banque Mondiale est une institution internationale qui accorde chaque année des milliards d’euros de prêt à des pays et à des organismes privés à des fins de Développement. Elle est co-gérée et co-financée par les États qui en sont membres, dont la Belgique.

Le budget annuel consacré à la Banque Mondiale par la Coopération belge au Développement représente près de 130 millions d’euros, ce qui fait de notre pays un membre important de cette institution.

Si les objectifs de la Banque Mondiale sont louables à priori, ses orientations et ses choix de financement sont de plus en plus critiqués. Ces derniers posent en effet parfois question au regard des enjeux de développement durable et des engagements nationaux et internationaux pris par la Belgique.

En termes organisationnels, l’opacité des prises de position de la Banque Mondiale est également inquiétante. Le manque structurel de transparence et de contrôle démocratique de la participation de la Belgique sont problématiques, d’autant plus que la Banque Mondiale est un destinataire majeur de l’argent de la coopération belge.

« Assurer la cohérence de nos politiques en faveur du développement passe également par les orientations données par notre pays au sein de la Banque Mondiale. Et, étant une banque de développement financée par de l’argent public, nous sommes aussi en droit d’exiger de ses mandataires qu’ils rendent des comptes aux citoyens belges, notamment par l’intermédiaire du Parlement et de la société civile ».

Drapeau Israël PalestineLa Chambre a adopté ce jeudi en séance plénière une proposition de résolution de la majorité sur l’appui de la Belgique à une relance du processus de paix au Proche-Orient. L’enjeu est important car cette résolution doit encadrer l’action de la diplomatie et de la Coopération au développement de notre pays dans la région. Ce texte est malheureusement encore trop faible même si l’adoption de plusieurs amendements du Groupe PS ont permis de le renforcer sur de nombreux aspects.

Le Groupe PS a déposé plusieurs propositions invitant le Gouvernement à être plus volontariste et courageux sur la question du Proche-Orient. Ces textes incitent la Belgique à participer à la recherche d’une solution pacifique entre Israël et la Palestine fondée sur la coexistence de deux États démocratiques et indépendants, ayant le droit de vivre en paix et en sécurité avec des frontières mutuellement reconnues, acceptées et respectées.

Nous n’avons pas été suivis par la majorité qui a préféré déposer un texte global timoré. Prenant acte du rejet de ses textes, le Groupe PS a décidé de mener un travail d’opposition constructive en déposant différents amendements afin d’améliorer la proposition de la majorité et pour que la Belgique puisse œuvrer à une relance concrète du processus de paix au Proche-Orient.

Le Groupe PS réclamait notamment que la Belgique prenne des attitudes fortes sur la question de l’étiquetage des produits issus des colonies, du gel des colonies israéliennes et sur la problématique des détentions administratives. La majorité a voté ces amendements qui font désormais partie intégrante du texte final.

Malgré l’adoption de ces amendements essentiels, la proposition de résolution de la majorité reste trop faible et manque d’objectifs forts et concrets, notamment sur la reconnaissance immédiate de la Palestine en tant qu’État à part entière ainsi que sur la compensation pour les projets financés par la Coopération belge au développement et détruits par les autorités israéliennes.

Le conflit sans fin au Proche-Orient a fait souffrir des générations de civils palestiniens et israéliens qui n’ont jamais connu la paix et la sécurité. La cessation de toutes les violences et de toutes les atteintes au droit international ainsi qu’une reprise urgente et effective des négociations sont indispensables pour espérer une solution à long terme pour toutes les parties.

Le Groupe PS le déplore, voilà pourquoi nous nous sommes abstenus donc lors du vote en séance plénière.

Lire l'entièreté de mon intervention : 

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