Gwenaëlle Grovonius

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jeudi, 03 novembre 2016 14:42

Mission d'observation en Colombie

Mission Colombie Novembre 2016La plateforme belgo-colombienne et, plus spécifiquement, ses organisations membres Solidarité Socialiste et Broederlijk Delen, ont invité plusieurs parlementaires belges et européens a participé à une mission en Colombie du 30/10 au 4/11/16.

Dans ce cadre, nous avons pu rencontrer, sur le terrain, de nombreuses personnalités locales qui nous ont exposé les difficultés rencontrées.

Nous avons eu l’opportunité de visiter les zones de la Côte pacifique et de la Vallée du Cauca. Dans la première région, nous avons plus spécifiquement rencontré la communauté d’Esperanza et du port de Buenaventura. Dans la région du Cauca, nous nous sommes rendus à El Hoyo Patia pour visualiser, sur le terrain, les problèmes liés aux mines illégales.

Les problématiques mises en évidence sont nombreuses mais s’inscrivent toutes dans une malheureuse constante : la violation permanente des droits humains des populations locales dans un contexte d’impunité affligeant. Nous avons reçu de nombreux témoignages de violences terribles, en particulier à l’encontre des femmes et jeunes filles, d’accaparement de terres, de déplacements forcés, de catastrophes environnementales majeures. Malheureusement, ces injustices restent impunies et les différents groupes armés et/ou paramilitaires restent très actifs. 

Le développement d’une économie basée sur ses exportations et l’industrie extractive est bien évidemment pointé du doigt. 

Accords commerciaux, quelles conséquences ?

A l’heure de la ratification de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne – la Colombie et le Pérou, cela nous amène nécessairement à nous interroger. Quel type de développement commercial voulons nous avec ce pays ? Nous avons pu constater de nos yeux que le modèle actuel ne fonctionne pas, du moins en ce qui concerne le développement humain. Que ce modèle néo-libéral est source de désolation, de destructions et d’humiliations permanentes pour le peuple colombien. 

Il est donc essentiel de mettre en place des mécanismes effectifs d’évaluation, de contrôle et de sanctions contraignantes de cet accord. Dans le cas contraire, les multinationales poursuivront leur travail de destruction massive en toute impunité. Dans ce cadre, nous plaidons pour que le groupe de suivi multi-acteurs qui doit se pencher sur la mise en œuvre du volet « développement durable » du traité puisse effectivement se réunir et travailler en toute indépendance. 

Processus de paix en cours

Notre mission s’inscrit également dans un moment politique particulier pour le pays au lendemain de la victoire du « non » au referendum sur l’accord de paix entre le Gouvernement et les FARCs. Dans ce cadre, il n’est pas inintéressant de noter que les régions que nous avons visitées ont majoritairement voté, elles, en faveur du « oui ». Il ne s’agit toutefois pas d’un blanc-seing. En effet, tous nos interlocuteurs sont conscients qu’un accord de paix ne pourra avoir de sens que s’il s’attache également aux questions socio-économiques, environnementales, de bonne gouvernance ... La question de la restitution des terres est, par exemple, essentielle pour pacifier le pays.  

Personne ne sait aujourd’hui quel sera l’avenir de cet accord. Mais ce qui semble d’ores et déjà évident est qu’un accord sur papier est une étape mais certainement pas le but final. 

Pour conclure, nous voulons pointer deux éléments essentiels en ce qui concerne ce processus de paix :

1) il sera indispensable d’accompagner son implémentation. 

2) les fonds internationaux, en particulier européens, consacrés au processus de paix devront aussi servir au soutien et au renforcement des organisations de la société civile. 

Ces éléments nous semblent indispensables si nous voulons que le processus de paix tienne toutes ses promesses !

Lire l'Article de l'Avenir 

K0PNw We 400x400"Les fonds dits « vautours » sont des fonds spéculatifs spécialisés dans le rachat à bas prix de titres de la dette de pays surendettés, en vue d’entamer à terme une procédure judiciaire pour tenter d’obtenir le paiement de la totalité de la valeur nominale de cette dette – et empocher au passage de plantureux profits.

La stratégie de ces fonds se décompose en deux temps : dans un premier temps, il s’agit d’identifier un pays fortement endetté, afin de pouvoir acheter des titres de sa dette à un prix peu élevé. Ensuite, le fonds attend que le pays endetté bénéficie d’une embellie financière, suite à un allègement de sa dette, pour l’attaquer en justice et exiger le remboursement de l’intégralité de la valeur nominale de la dette pourtant acquise au rabais.

Au final, la différence entre le prix d’achat de la dette et le montant finalement remboursé permet d’enregistrer des taux de profits de plusieurs centaines de pour cent, au détriment du pays endetté et de sa population."

Voir l'article du CNCD à ce sujet

Cette semaine, je représentais le Parlement belge au sein des assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du FMI. J'ai pu y aborder la question de la loi proposée par mon collègue Ahmed Laaouej en 2015 et votée de manière quasi unanime au Parlement belge.

En résumé, la loi dit que lorsqu’un créancier poursuit un avantage illégitime par le rachat d’un emprunt ou d’une créance sur un État, ses droits à l’égard de l’État débiteur seront limités au prix qu’il a payé pour racheter ledit emprunt ou ladite créance. 

Le critère juridique de cet «avantage illégitime» est d'abord l'existence d'une «disproportion manifeste» entre le prix payé pour acheter la dette et sa valeur nominale ou le montant réclamé au tribunal.

Depuis lors, le fonds vautour "NML Capital" a contesté la constitutionnalité de cette loi devant la Cour constitutionnelle belge. Les ONG belges ont également décidé de se joindre à la bataille juridique devant la Cour constitutionnelle, pour défendre la loi. La procédure est en cours.

J'ai pu parler au siège du FMI, une institution internationale qui a pour mandat de préserver la stabilité financière et promouvoir la croissance et le bien-être.
Il me semble que le mandat du FMI serait bien servi si le FMI a décidait de soutenir des lois telles que la loi belge, et conseille tous les autres pays à adopter des législations similaires.

 

lundi, 18 juillet 2016 08:33

Mission parlementaire au Niger

Gwen Niger1 copieA l'invitation de Plan Belgique, je me suis rendue au Niger, avec mes collègues Magda de Meyer et Nele Lijnen afin de participer à un atelier interparlementaire, les 9 et 10 juin 2016.

L'objectif était d'échanger avec nos collègues nigériens afin d'arriver à réfléchir à un cadre législatif qui protège mieux les enfants, et particulièrement les filles contre les mariages et grossesses précoces à travers leur scolarité. Ainsi que sur une mise à jour du code familial qui autorise le mariage à partir de 15 ans pour les jeunes filles.

Magda De Meyer, présidente de la section Belge de l’AWEPA, a présenté l’idée de faire appel à une loi-type (SADC Model Law) pour relancer une dynamique législative qui s’attaque non seulement à l’âge du mariage des enfants, mais aussi aux défis démographiques plus larges dans ce pays partenaire de la coopération Belge.  Une manière également de mettre en contact nos collègues nigériens avec leurs homologues d'autres pays d'Afrique qui sont plus avancés sur cette question.

Indices de développement très bas

Dans la région, avec un taux d’analphabétisme très élevé, les indices de développement sont très inquiétants et il existe une pression réelle des traditions rétrogrades qui à travers une interprétation souvent abusive de l’Islam bloquent toute initiative qui vise à mettre fin à la discrimination de la femme.  Le milieu rural est particulièrement touché, le taux de fécondité y surpasse largement le taux de croissance économique, ce qui crée  une pression sur le bien-être des filles et femmes dans ces communautés.

Nous avons également été rendre visite à une association partenaire de Plan : l'Organisation pour la Promotion et l'Epanouissement de la Femme Nigérienne qui lutte contre la fistule obstétricale qui est encore un grand fléau au Niger. Gwen Niger 2

 

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