Gwenaëlle Grovonius

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mardi, 22 mai 2018 08:47

Reconnaître l'Etat de Palestine maintenant !

Gwen actu GazaQuestion d'actualité du jeudi 17 mai 2018 au Ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders.

"La répression sanglante de civils à Gaza a atteint son paroxysme à l'heure où l'ambassade des États-Unis à Jérusalem était inaugurée en grande pompe. Mon groupe a demandé à entendre en commission des Relations extérieures l'ambassadrice d'Israël, qui a tenu des propos indignes sur les antennes de la RTBF.

Le tir de balles réelles sur des manifestants civils est inacceptable, et illégal au regard du droit international. Nous espérons une enquête internationale.

Cette violence met à mal tous les espoirs d'une solution pacifique à deux États. Notre responsabilité est engagée.

Qu'en est-il de la convocation de l'ambassadrice de l'État d'Israël? Quand la Belgique reconnaîtra-t-elle enfin l'État de Palestine?"

Didier Reynders, ministre (en français): La position de la Belgique est claire: les violences commises contre des civils sont inacceptables et indignes. Assurer la sécurité des citoyens doit se faire de manière proportionnée. Il existe d'autres moyens, non létaux, pour contenir les foules.

Le Hamas et d'autres organisations portent une part de la responsabilité, parce qu'ils ont encouragé les Gazaouis à tenter de franchir illégalement la frontière en provoquant des dégâts, et incité à emmener des enfants dans une situation dangereuse.

(En néerlandais) Nous avons immédiatement réagi au nom de la Belgique par rapport aux violences commises à Gaza. En tant que probable futur membre du Conseil de sécurité, la Belgique a été associée à une déclaration commune des membres européens du Conseil de sécurité à New York.

(En français) La Belgique a appelé les deux parties à une désescalade et à éviter les effusions de sang. J'ai appelé à une enquête indépendante sur les violences des dernières semaines. António Guterres m'a confirmé qu'il avait lancé un appel pour une telle enquête, et que cet appel avait été relayé par plusieurs membres du Conseil de sécurité.

(En néerlandais) La Belgique a cosigné une demande tendant à organiser une réunion spéciale du Conseil des droits de l'homme qui se tiendra demain, à Genève. Nous y plaiderons pour une enquête internationale sous l'égide des Nations Unies. Les responsables palestiniens à Genève ont déjà formulé un projet de résolution en ce sens.

(En français) Le rôle de la Belgique est de promouvoir une position européenne unie notamment à propos de l'accueil des réfugiés, le renforcement des moyens d'UNRWA ou la fin du blocage de Gaza. Nous positionner en pointe ne servirait pas cet effort.

Les premières réactions aux événements montrent que cela ne sera pas facile. Nous partageons déjà l'objectif d'une solution à deux États. Nous devons définir la façon d'y arriver. Les acteurs du conflit et leurs soutiens doivent être associés et dépasser leurs divergences.

À long terme, seul un retour des deux parties à la table des négociations assurera une paix durable. Les actes unilatéraux, tels la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël ou la reconnaissance d'un État palestinien, ne font qu'affaiblir les chances de paix.

(En néerlandais) Mercredi matin, l'ambassadrice israélienne en Belgique a été convoquée au département des Affaires étrangères. La façon dont elle a assimilé, sans la moindre nuance, toutes les victimes, dont des enfants, à des terroristes et sa manière de balayer d'un revers de la main l'obligation, pour Tsahal, de riposter de façon proportionnée étaient inacceptables. En la rappelant à l'ordre, nous ne parviendrons peut-être pas à lui faire changer d'avis, mais nous pourrons à tout le moins rappeler Israël à ses obligations internationales et lui faire part de notre européens du Conseil de sécurité à New York.

(En français) Contrairement à ce que j'ai entendu, la position de la Belgique est ferme et claire. Notre rôle est de rassembler les États européens pour faire revenir les deux parties à la table des négociations. (Applaudissements sur les bancs de la majorité)

Gwenaëlle Grovonius (PS): Pour amener deux États autour d'une table de négociation, il faut qu'il y ait deux États! Vous refusez d'assumer votre responsabilité et de reconnaître l'État de Palestine. Je suis écœurée par la lâcheté de l'Union européenne. Le moment opportun, c'est maintenant. Chaque mort est une victime de trop! (Applaudissements sur les bancs de l'opposition)"

Voir un extrait de mon intervention en vidéo

 

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