Gwenaëlle Grovonius

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Drapeau Israël PalestineLa Chambre a adopté ce jeudi en séance plénière une proposition de résolution de la majorité sur l’appui de la Belgique à une relance du processus de paix au Proche-Orient. L’enjeu est important car cette résolution doit encadrer l’action de la diplomatie et de la Coopération au développement de notre pays dans la région. Ce texte est malheureusement encore trop faible même si l’adoption de plusieurs amendements du Groupe PS ont permis de le renforcer sur de nombreux aspects.

Le Groupe PS a déposé plusieurs propositions invitant le Gouvernement à être plus volontariste et courageux sur la question du Proche-Orient. Ces textes incitent la Belgique à participer à la recherche d’une solution pacifique entre Israël et la Palestine fondée sur la coexistence de deux États démocratiques et indépendants, ayant le droit de vivre en paix et en sécurité avec des frontières mutuellement reconnues, acceptées et respectées.

Nous n’avons pas été suivis par la majorité qui a préféré déposer un texte global timoré. Prenant acte du rejet de ses textes, le Groupe PS a décidé de mener un travail d’opposition constructive en déposant différents amendements afin d’améliorer la proposition de la majorité et pour que la Belgique puisse œuvrer à une relance concrète du processus de paix au Proche-Orient.

Le Groupe PS réclamait notamment que la Belgique prenne des attitudes fortes sur la question de l’étiquetage des produits issus des colonies, du gel des colonies israéliennes et sur la problématique des détentions administratives. La majorité a voté ces amendements qui font désormais partie intégrante du texte final.

Malgré l’adoption de ces amendements essentiels, la proposition de résolution de la majorité reste trop faible et manque d’objectifs forts et concrets, notamment sur la reconnaissance immédiate de la Palestine en tant qu’État à part entière ainsi que sur la compensation pour les projets financés par la Coopération belge au développement et détruits par les autorités israéliennes.

Le conflit sans fin au Proche-Orient a fait souffrir des générations de civils palestiniens et israéliens qui n’ont jamais connu la paix et la sécurité. La cessation de toutes les violences et de toutes les atteintes au droit international ainsi qu’une reprise urgente et effective des négociations sont indispensables pour espérer une solution à long terme pour toutes les parties.

Le Groupe PS le déplore, voilà pourquoi nous nous sommes abstenus donc lors du vote en séance plénière.

Lire l'entièreté de mon intervention : 

Publié dans Lois / Résolutions

IsraelpalestineIsraël, qui détient le contrôle total de l’eau dans les territoires occupés, a décidé de couper les robinets à destination des populations palestiniennes.

Une provocation inacceptable pour les députés socialistes Gwenaëlle Grovonius et Stéphane Crusnière qui étaient il y a quelques semaines encore, en visite officielle dans les territoires occupés : « couper l’approvisionnement en eau de manière totalement arbitraire, en plein de mois de Ramadan et quand les températures oscillent entre 30 et 50°C, c’est non seulement prendre en otage des familles et des enfants mais c’est aussi bafouer le droit international. »

Par cet acte odieux, les autorités israéliennes se mettent une fois de plus en porte-à-faux par rapport à leurs obligations internationales : les Nations unies ont fixé le minimum d’eau requis à 7,5 litres par personne et par jour ! 

Le Groupe PS demande au Ministre Reynders d’intervenir au plus vite sur le plan diplomatique pour rappeler aux autorités israéliennes le respect de ses obligations et que cesse immédiatement le chantage odieux qu’elles exercent sur ce besoin vital et essentiel.

Voir un extrait de ma question d'actualité en séance plénière

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Prisonniers palestiniensJ'ai présenté ce mardi en commission des Relations extérieures de la Chambre une proposition de résolution concernant les détentions administratives de civils palestiniens dans les prisons israéliennes.

La détention administrative est une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pendant six mois, renouvelables du jour au lendemain sans inculpation ni procès. Le détenu est souvent emprisonné sur base d’informations « secrètes » et donc inaccessibles à sa défense.

Depuis des dizaines d’années, des milliers de Palestiniens ont donc été emprisonnés sans savoir pour quelles raisons, sans pouvoir se défendre et souvent dans des conditions de détention déplorables. 700 Palestiniens - dont 2 parlementaires - sont actuellement emprisonnés sous ce statut de « détenu administratif ».

« Les autorités israéliennes utilisent la « détention administrative » comme un outil de pression/répression dans les territoires palestiniens occupés. Elle est non seulement contraire à l’État de droit mais représente aussi - en instaurant un régime de peur et de représailles arbitraires - un obstacle majeur à toute perspective de justice et de paix dans la région ».

Ma proposition de résolution presse le Gouvernement de poser un acte diplomatique fort en condamnant fermement le principe de détention administrative telle qu’utilisée aujourd’hui par l’État d’Israël. Cette résolution est dans la ligne de celle du Parlement européen qui, en 2008, avait appelé Israël à mettre fin au recours aux « ordonnances de détention administrative ».

Publié dans Lois / Résolutions

A l’issue de leur mission en Palestine et Israël, les parlementaires belges, membres de la section Belgique-Palestine de l’Union interparlementaire, tirent la sonnette d’alarme.

« Les injustices grandissantes et les humiliations permanentes dont les Palestiniens sont les victimes nous laissent sous le choc. Les conséquences de l’occupation illégale israélienne et de l’expansion des colonies en Cisjordanie sont dramatiques et sont une source de souffrances quotidiennes inacceptables.

Nous avons pu nous rendre compte de la politique menée par Israël que les Palestiniens assimilent à de l’apartheid. Des lois différentes s’appliquent aux colons israéliens de Cisjordanie et aux Palestiniens. C’est ainsi que de nombreux enfants palestiniens, dès l’âge de 12 ans, peuvent être arrêtés et emprisonnés sur décision de tribunaux militaires pour un jet de pierre. Ainsi, selon l’ONG Addameer, en février 2016, 406 enfants palestiniens étaient en prison contre 163 en février 2015.

Certaines routes sont interdites aux Palestiniens, Israël refuse l’octroi de permis de construire et détruit des habitations palestiniennes. En 2016, ce sont déjà 213 destructions qui ont été recensées par l’agence des Nations-Unies OCHA contre 85 pour toute l’année 2015. Des infrastructures financées par l’Union européennes ou la Belgique sont détruites : 55 ont déjà été détruites en ce début d’année 2016 contre 9 en 2015, une accélération inquiétante. Ce 2 mars 2016, des structures financées par l’Union Eeuropéenne et la Belgique ont d’ailleurs été démolies à Khirbet Tana. Il s’agit notamment des écoles construites pour répondre aux besoins humanitaires.

Tous les regards se portant aujourd’hui sur la Syrie, la résolution du conflit israélo-palestinien est passée à l’arrière plan. Pourtant l’urgence est grande. En effet, en intensifiant sa politique de colonisation, Israël « perfore » le futur Etat Palestinien de part en part. Bientôt la solution à deux Etats sera devenue impossible à mettre à œuvre sur le terrain ! Nous devons agir avant d’atteindre ce point de non retour.

C’est pourquoi, les membres de la délégation condamnent avec fermeté toute forme de violence et demandent le plein respect des obligations internationales et des droits humains.

Nous demandons donc au gouvernement belge de s’associer à l’initiative française dans son ensemble afin de remettre sur les rails un processus de paix aujourd’hui au point mort.

Cette initiative lancée par Laurent Fabius le 29 janvier dernier vise à relancer un effort aujourd’hui paralysé pour résoudre un conflit vieux de plusieurs décennies et pour créer un Etat palestinien coexistant avec Israël. Elle prévoit la formation d’un groupe de soutien international et une conférence internationale à l’horizon de l’été 2016.

Nous déposerons donc une résolution en ce sens au Parlement. »

G. Grovonius (PS), Présidente de la délégation

V. Van Quickenborne (Open-Vld), Vice-président de la délégation

P. De Bruyn (NVA), Vice-président de la délégation

Brigitte Grouwels (CD&V)

J-M Nollet (Ecolo/Groen),

David Clarinval (MR)

Contact : Gwenaëlle Grovonius 0476/340046

Publié dans Presse

10400305 10153632727129143 6170102242047793039 nToute cette semaine je présidais une délégation officielle, composée de Vincent Van Quickenborne, Piet De Bruyn, Jean-Marc Nollet, Brigitte Grouwels et David Clarinval, en mission à l'invitation du Conseil législatif palestinien.

Au programme : visite de plusieurs villes comme Hébron, Naplouse, Jérusalem et des rencontres avec le Président Mahmoud Abbas et Essa Qaraqe, Ministre des prisonniers.

Nous avons l’occasion d’ aborder de nombreuses thématiques avec les associations israéliennes et palestiniennes de défense des Droits Humains : question de la colonisation, processus de paix, processus électoral, reconstruction de Gaza, prisonniers palestiniens, détentions administratives, commerce avec les colonies, …

Et n'avons malheureusement pas pu entrer à Gaza.

Lire l'article du Soir, par Baudouin Loos

Voir le communiqué de presse rédigé en fin de mission par l'ensemble de la délégation.

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vendredi, 27 novembre 2015 10:38

Pas de mission économique en Israël

Quelques parlementaires et moi-même avons interpellé cette semaine notre Président de parti, Elio Di Rupo, sur son positionnement quant à l'organisation d'une mission économique en Israël.

 

Voici le courrier que nous lui avons envoyé :

 

Monsieur le Président,

En tant que militants du parti et parlementaires nous aimerions attirer votre attention sur la mission économique en Israël qui se tiendra du 29 novembre au 3 décembre 2015.  Alors que la situation sur place ne cesse de se dégrader, cette mission pose de réelles questions sur la prise de position de nos autorités régionales francophones.

En effet, en décembre 2014, le Parti socialiste s’était opposé au maintien d’une mission identique et ce, « au vu de la situation difficile » qui prévalait quelques mois seulement après l’opération militaire « Bordure protectrice ».

Nous vous posons la question Monsieur le Président : « pensez-vous que cette situation se soit réellement améliorée depuis ? ». Le processus de colonisation ne cesse de s’accentuer, les détentions administratives sont de plus en plus nombreuses, les violations des droits humains sont légion, le blocus de Gaza se poursuit, aucune enquête indépendante et sérieuse n’a pu avoir lieu sur l’offensive.

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mardi, 24 novembre 2015 08:50

Palestine au pied du mur

Affiche Palestine Charleroipetit

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Ce mercredi 11 novembre 2015, l'UE a approuvé la mise en œuvre de l'étiquetage des produits originaires des colonies israéliennes dans le Territoire palestinien occupé.

Rappelant que ces implantations sont illégales au regard du droit international, cette note de la Commission permettra de mettre en œuvre de manière pleine, entière et effective la législation européenne applicables aux produits des colonies.

Une étape nécessaire, mais non suffisante

A la manœuvre de ce règlement, le Ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui avait co-signé, en avril dernier, avec 15 autres Ministres des Affaires étrangères européens, une lettre envoyée à la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, lui demandant d’œuvrer en faveur d’une politique européenne d’étiquetage des produits en provenance des colonies israéliennes (Cisjordanie, Jérusalem-Est, plateau du Golan).

Et en Belgique maintenant?

Pour démontrer la cohérence de sa politique en la matière, il reste à savoir comment la Belgique va appliquer, concrètement, ce règlement ?  Comment va-t-elle organiser la mise en œuvre de cette mesure ? Et s’il existe une volonté politique d’aller plus loin, pour se conformer pleinement au droit international, en interdisant l’importation des produits des colonies ?

J'interrogerai les Ministres compétents afin de faire la lumière sur ces questions.

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CPTanweerCe 25 octobre, Wael Faqih, militant pacifiste, père de 5 enfants, et responsable de l’organisation « Tanweer » à Naplouse, organisation de jeunesse soutenue par Solidarité Socialiste depuis 5 ans en Palestine, a été arrêté par les autorités militaires israéliennes au checkpoint d’Atara, en Cisjordanie Occupée.  J'ai eu l'occasion, de le rencontrer lors d'une mission organisée par Solidarité Socialiste.

M. Faqiq est un leader communautaire et un pacifiste qui s’est toujours battu contre l’occupation israélienne, tout en s’engageant fermement pour une coexistence pacifique entre communautés en Israël-Palestine. Le 9 juin, il avait par ailleurs participé à l’organisation de rencontres pour une délégation de parlementaires et militants associatifs belges qui participaient à une mission d’observation civile coordonnée par Solidarité Socialiste dans la région. 

Le 8 octobre, Wael Faqih avait déjà été blessé lors d’une manifestation pacifique au checkpoint de Huwara et désormais, il se trouve en détention administrative, une procédure qui permet à l’armée israélienne, en l’absence de charges et de procès, de garder des prisonniers en captivité de manière arbitraire pour une période qui peut être indéfiniment renouvelée. Il sera jugé par une cour martiale le 29 octobre, en son absence et celle de son avocat, qui ne peut avoir accès à son dossier. A ses côtés, se trouvent également 6 jeunes militants arrêtés aux cours des dernières semaines : Mohamad Eshtayeh, Fadel Alemasri, Abd AlrOhman Qadoora, Jihad Alhindi, Majed Daghlas, Raouf Hiwari, tous âgés de 21 à 23 ans et membres de la même organisation, « Tanweer ». 

Solidarité Socialiste appelle le gouvernement belge à exiger la libération de M. Faqih et des autres jeunes militants de l’organisation « Tanweer », à ce que le gouvernement israélien cesse la pratique des détentions administratives, et réforme en profondeur son système judiciaire, en garantissant le droit fondamental des Palestiniens à bénéficier d’un procès équitable.

J'ai, à ce propos, déposé une proposition de résolution visant à condamner les détentions arbitraires et le procédé de détention administrative des palestiniens en Israël.

 

 

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