On dénombre plus de 120 féminicides dans notre pays depuis 2017, dont 23 depuis le 1er janvier de cette année. Wivine, Marie-Paule, Jessika, Valérie, Emine, Fatma… et les autres ont toutes été assassinées parce qu’elles étaient des femmes.

Depuis le début de la législature, les ministres francophones des Droits des femmes aux différents niveaux de pouvoir ont décidé d’unir leurs forces et de travailler ensemble pour améliorer les droits des femmes avec une priorité d’agenda : faire reculer les violences faites aux femmes.

Au-delà des mesures ponctuelles déjà prises en la matière, les ministres Christie Morreale, Bénédicte Linard et Barbara Trachte viennent d’adopter le plan intra-francophone 2020-2024 de lutte contre les violences faites aux femmes.

65 mesures et projets y ont été identifiés pour la législature.

Parmi celles-ci figurent notamment la généralisation des animations d’éducation à la vie relationnelle, sexuelle et affective (EVRAS) dans les écoles, la récolte de données qualitatives et quantitatives, notamment à des fins de recherche, la mise en place d’un pôle de formation spécifique à la thématique des violences, le lancement de vastes campagnes d’information et de sensibilisation, l’ouverture de places d’accueil complémentaires ou encore de nouvelles formules de logement pour les victimes, etc. 

Ce plan constituera la contribution des entités francophones au futur Plan national de lutte contre les violences de genre. Ce dernier a en outre été élaboré avec la participation de la société civile puisqu’une centaine de structures de terrain ont été consultées et ont permis de fixer les lignes directrices de cette feuille de route. La société civile continuera par ailleurs d’interagir sur ce plan puisqu’elle sera représentée au comité de suivi et d’évaluation du projet.

Vous pouvez consulter l’ensemble du plan ici.

J’ai eu l’occasion d’interroger les ministres concernées au parlements de Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Retrouvez mes deux interventions ci-dessous !

Question d’actualité à la Ministre Christie Morreale

Question orale à la Ministre Bénédicte Linard